Les positions de BHL sur les Gilets jaunes attaquées sans ambages par Marine Le Pen

Marine Le Pen a fustigé les propos de Bernard-Henri Levy sur le caractère antisémite du mouvement des Gilets jaunes. Selon la présidente du Rassemblement national, BHL est loin du peuple, ce qui explique ses erreurs systématiques.

Interrogée sur le plateau de la chaîne israélienne i24News pour savoir si l'antisémitisme était vraiment «le cœur du mouvement» des Gilets jaunes, comme l'a précédemment déclaré Bernard-Henri Levy, Marine Le Pen a souligné que l'écrivain «a perdu complètement la connexion avec le peuple» et «se trompe systématiquement» pour cette raison.

Mme Le Pen a essayé d'expliquer «la réalité de ce qui s'est passé» lors l'acte 14 des Gilets jaunes au cours duquel le philosophe Alain Finkielkraut et Ingrid Levavasseur ont été la cible de violentes attaques verbales de la part de manifestants.

«C'est que, à chaque fois qu'il y a de grandes manifestations et particulièrement de grandes manifestations qui se déroulent ainsi semaine après semaine, réémerge toute une série de groupuscules qui profitent en réalité de ces manifestations pour venir défendre leur petit agenda, soit anarchiste, soit révolutionnaire, soit antisémite, soit antisioniste, mais tout à fait, évidemment, on ne peut pas dire, comme l'a dit Bernard Henri Levy, que "l'antisémitisme est au cœur du mouvement des Gilets jaunes"», a-t-elle indiqué.

Bernard-Henri Lévy - Sputnik France
BHL s’en prend à nouveau aux Gilets jaunes: «l’antisémitisme est le cœur du mouvement»

La présidente du Rassemblement national a insisté sur le fait que c'était «totalement faux» d'assimiler les Gilets jaunes au mouvement antisémite.

«Les Gilets jaunes, ce sont des mères de famille isolées, ce sont des travailleurs pauvres, ce sont des retraités qui n'arrivent pas boucler la fin mois qui à un moment donné sont descendus dans les rues en disant "stop au processus d'expropriation politique parce qu'on ne nous entend pas, parce qu'on ne nous écoute pas, parce qu'on n'arrive pas à vivre alors qu'on travaille et qu'on paie des taxes"»,a-t-elle ajouté.

Rappelons que Bernard-Henri Levy, commentant les insultes proférées contre Alain Finkielkraut, a déclaré lundi dernier que l'antisémitisme n'était pas «aux marges du mouvement» mais constituait «le cœur du mouvement» des Gilets jaunes.

Selon lui, les slogans antisémites sont «l'aboutissement» de la violence «contre les journalistes, contre les policiers, contre la représentation nationale qui a commencé dès le premier acte de ce mouvement».

Il est toutefois à noter que le site CheckNews de Libération, après avoir analysé plusieurs vidéos des rassemblements des 16 et 17 février, est arrivé à la conclusion que ni Alain Finkielkraut et ni Ingrid Levavasseur n'avaient été traités de «sales juifs» par des manifestants.

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