Pour des experts de l'Onu, la Belgique doit présenter des excuses pour son passé colonial

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Bruxelles - Sputnik France
Un groupe d'experts du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme s'est rendu du 4 au 11 février dernier en Belgique pour enquêter sur «son passé colonial». Ils l'ont alors appelée à «reconnaître l'ampleur réelle de la violence et de l'injustice».

Un rapport préliminaire intitulé «Les experts des Nations Unies défient la Belgique de confronter son passé colonial» et publié sur le site du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme indique que le gouvernement belge «doit reconnaître l'ampleur réelle de la violence et de l'injustice de son passé colonial» et «adopter un plan d'action national complet contre le racisme».

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Les rapporteurs critiquent également les programmes scolaires qui «ne reflètent pas de manière adéquate les faits historiques» de la colonisation, «dans la mesure où ils se rapportent aux tragédies et aux atrocités commises pendant la période coloniale» essentiellement du point de vue de la propagande coloniale, souligne le document.

Le groupe de travail devrait présenter un dossier complet avec ses conclusions et recommandations au Conseil des droits de l'Homme des Nations unies en septembre 2019.

Le Premier ministre, Charles Michel, cité par Le Soir, a évoqué «un rapport étrange» et dit attendre la version définitive du document.

L'ancien Musée royal d'Afrique centrale, rénové et rebaptisé Africa Museum, est lui aussi devenu la cible de critiques des rapporteurs.

Mais le directeur de l'établissement, Guido Gryseels, a déclaré que les membres du groupe avaient «visité le musée beaucoup trop rapidement».

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Ainsi, «dans la salle consacrée au Congo belge, par exemple, ils n'étaient restés que cinq minutes», a-t-il noté, cité par le quotidien belge néerlandophone Het Nieuwsblad.

Quatre hommes, Michal Balcerzak (Pologne), Ahmed Reid (Jamaïque), Sabelo Gumedze (Afrique du Sud), Ricardo A. Sunga III (Philippines) et une femme, Dominique Day (États-Unis), ont sillonné la Belgique entre le 4 et le 11 février dernier, après être déjà venu dans le pays en 2005 pour «enquêter à propos du racisme, de la discrimination raciale, de l'afrophobie, de la xénophobie et des intolérances qui touchent les descendants africains en Belgique», avait indiqué précédemment RTBF.

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