Macron «furibard» d’interrompre son week-end à la montagne à cause des Gilets jaunes

© AFP 2022 LAURENT DARD / DDM /Emmanuel Macron à La Mongie le 15 mars 2019
Emmanuel Macron à La Mongie le 15 mars 2019 - Sputnik France
«Incapables» ou encore «dilettantes» sont les qualificatifs les plus innocents que le chef de l’État a lancé à ses conseillers, à commencer par le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur, après qu’il a dû interrompre son week-end à la montagne samedi, relate Le Canard enchaîné.

«Il suffit que je fasse un break de 24 heures pour que la maison ne soit pas tenue!», s'est indigné Emmanuel Macron, de retour à Paris ce samedi, indique Le Canard enchaîné.

Le média rapporte, en se référant aux proches du Président, qu'il était «furibard». Le fait d'avoir été privé d'une journée de ski supplémentaire n'en était pas la seule raison.

«Il croyait avoir repris la main grâce au Grand débat et, d'un coup, il craignait de l'avoir reperdue après ce samedi noir et brûlant des Champs-Élysées», écrit le journal.

Selon la même source, la colère du chef de l'État était d'autant plus grande que le Premier ministre est resté injoignable jusqu'au milieu de l'après-midi et que le ministre de l'Intérieur l'a harcelé de coups de fil.

Le Canard enchaîné cite également d'autres commentaires acides que M. Macron a lancé à ses conseillers.

«Entre les images du ski, celles de la boîte de nuit et celles de Paris qui brûle, le choc des images est désastreux».

Ou encore: «La riposte policière n'a pas été à la hauteur et la responsabilité du gouvernement est clairement engagée. Rien ne peut expliquer que, pendant des heures, les Champs-Élysées aient été laissés à des voyous!»

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Le média ajoute qu'Emmanuel Macron a donné une «soufflante générale» après être arrivé au ministère de l'Intérieur samedi vers 23 heures afin de présider la cellule de crise: « Vous n'avez rien d'autre à me proposer qu'un dispositif conçu en décembre (après les attaques contre l'Arc de triomphe) que vous avez négligé d'appliquer aujourd'hui. Je vous conseille de vous mettre sérieusement au travail.»

Le préfet de police de Paris, son directeur de cabinet et le patron de la DSPAP ont été limogés tous les trois.

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