Sentinelle pour l'acte 19: pas d'accord, «mon fils militaire se mettra en maladie»

© AFP 2022 LUDOVIC MARINFrench soldiers of the Sentinelle operation, patrol at the Trocadero esplanade, in front of the Eiffel tower, on June 25, 2017, in Paris.
French soldiers of the Sentinelle operation, patrol at the Trocadero esplanade, in front of the Eiffel tower, on June 25, 2017, in Paris. - Sputnik France
Après qu'il a été décidé de déployer des militaires de l'opération Sentinelle pour assurer la sécurité lors de l'acte 19 des Gilets jaunes, un homme a joint Radio Brunet sur RMC pour confier que son fils, militaire, «se mettra en maladie» samedi prochain pour ne pas participer à la «guérilla» qui se déroule dans les rues de Paris le samedi.

La question des violences accrues lors des manifestations des Gilets jaunes a été de nouveau amenée sur la table sur RMC. S'exprimant lors de l'émission Radio Brunet, un auditeur, père d'un militaire, a commenté la décision de mobiliser Sentinelle pour protéger les immeubles officiels le 23 mars.

«Mon fils est militaire, […] il n'est pas d'accord, il se mettra en maladie», lance l'homme, ajoutant qu'il est «avec lui» sur ce point.

«Un militaire, il est là pour faire la guerre, c'est vrai que à Paris c'est la guérilla le samedi», dit-il, évaluant la situation générale. «S'il y a une flopée de casseurs qui viennent vers l'Élysée, alors les militaires ils font quoi? lls n'ont pas de boucliers, ils n'ont pas d'armes de défense et de balles en caoutchouc, ils ont rien, ils ont rien. Ils vont faire quoi, ils vont se sauver?», s'indigne-t-il.

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Mercredi, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a en outre annoncé que la mission antiterroriste militaire Sentinelle serait mobilisée de manière «renforcée» le 23 mars pour protéger des bâtiments officiels et autres «points fixes» pendant les manifestations des Gilets jaunes. Mise en place après l'attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015, l'opération Sentinelle mobilise quelque 10.000 militaires, dont 3.000 en réserve, sur l'ensemble du territoire.

Au-delà de Sentinelle, des brigades anticasseurs dédiées seront déployées sur le terrain, des drones et des «produits avec des marquages indélébiles» permettant de «tracer» les casseurs vont aussi être mobilisés.

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