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Participation à l'Otan ou bien S-400: Moscou s’exprime sur le nouvel ultimatum US à Ankara

© Sputnik . Rouslan Krivobok / Aller dans la banque de photosS-400
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Les États-Unis ne se gênent pas pour choisir les moyens destinés à faire pression sur leurs alliés, a déclaré jeudi la diplomatie russe réagissant à l'ultimatum américain lancé à Ankara concernant l'achat de S-400 russes.

Le ministère russe des Affaires étrangères s'est exprimé sur le nouvel ultimatum américain lancé à Ankara, qui place la Turquie entre choisir d'être membre de l'Alliance atlantique ou acquérir des systèmes russes S-400.

«Il est bien connu qu'aujourd'hui, les États-Unis ne se gênent pas pour choisir les moyens destinés à faire pression sur leurs alliés dans tous les domaines», a déclaré, lors d'un briefing, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Grouchko.

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Il a fait remarquer que cela concernait toutes les sphères et questions possibles: à qui acheter du gaz, avec qui être ami, contre qui imposer des sanctions, pour qui voter dans tel ou tel pays, ou encore quels régimes s'avèrent être démocratiques ou non.

«À cet égard, les Américains ne se gênent pas ni en choisissant leurs moyens, ni en choisissant leurs mots, voici pourquoi la pression que les États-Unis exercent sur la Turquie n'est absolument pas surprenante», a conclu M.Grouchko.

Prenant la parole à Washington le 3 avril à l'occasion du 70e anniversaire de la fondation de l'Otan, Mike Pence a déclaré que la Turquie devait choisir entre rester membre de l'Alliance et acquérir des systèmes de défense aérienne russes S-400.

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Le vice-président américain a également estimé que l'achat des S-400 russes par Ankara menaçait le partenariat turquo-américain en matière de fabrication des chasseurs F-35.

Pour rappel, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavusoglu, a confirmé ce mercredi 3 avril, en marge de l'Atlantic Council, que la Turquie n'allait pas abandonner l'idée d'acheter des systèmes S-400 russes, et cela en dépit de la décision du Pentagone. Le ministre a également souligné que personne ne pouvait faire en sorte qu'Ankara choisisse entre l'Occident et la Russie.

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