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Un Gilet jaune ayant accroché une pancarte fortement anti-police explique son acte (vidéo)

© Sputnik . Irina Kalashnikova / Aller dans la banque de photosLa police française lors d'une manifestation des Gilets jaunes à Paris (photo d'archive)
La police française lors d'une manifestation des Gilets jaunes à Paris (photo d'archive) - Sputnik France
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«Flic suicidé, à moitié pardonné»: ce message haineux, faisant écho aux slogans entendus le 20 avril parmi des Gilets jaunes à Paris, a été affiché sur la lunette arrière d'un fourgon dans le Tarn-et-Garonne. Le propriétaire du véhicule sera jugé en juillet prochain. Il s'est expliqué dans une interview à BFM TV.

Un véhicule utilitaire blanc a fait scandale à Caussade, dans le Tarn-et-Garonne. En effet, son propriétaire avait apposé à l'arrière de sa camionnette un slogan particulièrement dur envers les forces de l'ordre: «Flic suicidé, à moitié pardonné».

Interrogé par BFM TV, l'homme a admis avoir «choqué». Pour ce qui est des nombreux policiers qui ont mis dernièrement fin à leurs jours, il convient que «c'est dramatique», mais «les agriculteurs, les chômeurs, il en meurt tous les jours, on n'en parle pas».

«Alors parlez un peu des autres, pas que d'eux», a-t-il conclu.

Outrés par l'insulte, de nombreux passants ont pris la camionnette en photo et ont prévenu les forces de l'ordre.

Le propriétaire du véhicule a été rapidement identifié. Il s'est d'ailleurs présenté de lui-même à la gendarmerie et a été placé en garde à vue, a indiqué La Dépêche du Midi. Il a été remis en liberté, mais est convoqué devant le juge le 12 juillet prochain pour outrage.

La police de Paris lors d'une manifestation des Gilets jaunes (1er février 2019) - Sputnik France
«Ignoble et abject»: indignation après les cris de Gilets jaunes face aux policiers
Dans un communiqué, le préfet du Tarn-et-Garonne a «condamné avec la plus grande fermeté les propos écrits par un Gilet jaune» et a dit espérer «une condamnation à la hauteur de l'ignominie des propos», a indiqué pour sa part l'AFP.

Le 21 avril, le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête après que des Gilets jaunes ont scandé des slogans appelant à se donner la mort les policieres déployés dans la capitale lors de l'acte 23 de la mobilisation.

L'enquête a été ouverte avec pour chef d'accusation «outrage à personne dépositaire de l'autorité publique commis en réunion».

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