La date de la comparution en justice de l’ex-Premier ministre algérien aurait été fixée

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L’ex-Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia comparaîtra devant le juge anticorruption du tribunal de Sidi M’Hamed à Alger le 30 avril, selon une source citée par le journal El Bilad.

Selon une source citée par le journal algérien arabophone El Bilad, l'ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia comparaîtra devant le juge d'instruction du tribunal de Sidi M'hamed le 30 avril à 10 heures.

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L'ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia et l'actuel ministre des Finances Mohamed Loukal, deux proches collaborateurs de Bouteflika, ont reçu leur convocation en justice pour gaspillage de deniers publics et abus de pouvoir. Elle a été transmise officiellement lundi 22 avril par la gendarmerie nationale, rapporte l'Algérie Presse Service (APS).

Sur fond d'opération mains propres à laquelle a appelé le chef d'état-major de l'armée algérienne, le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah, des hommes d'affaires puissants et hauts cadres du ministère de l'Industrie ont été placés sous mandat de dépôt par le procureur de la République du tribunal de Sidi M'hamed à Alger.

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Les 22 et 23 avril, le tout puissant homme d'affaires algérien Issad Rebrab, PDG du groupe agroalimentaire Cevital, les frères Kouninef et Ali Haddad réputés proches de Saïd Bouteflika, ainsi que huit cadres du ministère algérien de l'Industrie ont été tous placés sous mandat de dépôt par le procureur de la République du tribunal de Sidi M'Hamed, à Alger.

Enfin, la justice a interdit à un certain nombre de personnes de quitter le territoire algérien. Les noms n'ont pas été dévoilés, mais les médias avaient déjà révélé ceux d'une dizaine d'hommes d'affaires influents, tous liés à l'entourage du l'ex-chef de l'État.

Dans un communiqué, l'armée algérienne a nié toute «injonction» de sa part dans la lutte contre la corruption ayant abouti à l'incarcération de plusieurs hommes d'affaires et hauts responsables de l'État. Elle a également réitéré sa détermination à garantir à la justice les conditions du «libre exercice de ses fonctions sans contraintes ni pressions».

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