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Aucun policier n’a encore été jugé ou sanctionné suite aux 220 enquêtes confiées à l'IGPN

© Sputnik . Irina Kalashnikova / Aller dans la banque de photosChristophe Castaner
Christophe Castaner - Sputnik France
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Plus de 220 enquêtes sont en cours suite aux signalements de violences policières présumées, mais aucun verdict n’a encore été rendu car ces «enquêtes judiciaires (…) prennent un peu de temps», a déclaré Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, sur France info.

Christophe Castaner a réagi ce vendredi 26 avril aux signalements de violences policières présumées, affirmant que l'IGPN [Inspection générale de la police nationale, ndlr] était en train d'enquêter sur 220 cas présumés mais qu'aucun verdict n'avait encore été rendu.

«Dès qu'il y a une plainte, il y a une enquête. Il y a 220 enquêtes confiées à l'IGPN qui sont en cours», a déclaré le ministre de l'Intérieur au micro de France info. Elles ne sont pas à ce jour terminées, selon M. Castaner, car «ce sont des enquêtes judiciaires. Elles prennent un peu de temps».

«Je vous le dis, s'il y a des décisions judiciaires il y aura évidemment des sanctions administratives», a-t-il assuré.

Demandant «l'exemplarité» aux fonctionnaires, le ministre a également défendu l'usage de la force par la police.

La police de Paris lors d'une manifestation des Gilets jaunes (1er février 2019) - Sputnik France
Gilets jaunes: «Il y a des suspicions de violences» policières, affirme Laurent Nunez
«À un moment donné, si on dit à la police et à la gendarmerie "Vous n'avez pas le droit d'utiliser la force", elles doivent subir, se laisser agresser, ne rien faire et laisser casser des magasins, laisser menacer l'équilibre et l'ordre dans nos villes», a indiqué M. Castaner.

Quelque 13.460 balles de défense ont été tirées depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, affirmait l'Intérieur le 24 avril. Le collectif militant «Allo Place Beauvau» dénombre pour sa part 260 blessures à la tête, 23 personnes éborgnées et cinq mains arrachées au cours des manifestations.

Le 6 mars, la Haut-commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, avait exhorté le gouvernement français à mener une enquête complète sur tous les cas rapportés d'usage excessif de la force, tout en l'encourageant à poursuivre le dialogue.

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