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La Préfecture de police de Paris rend publiques ses premières mesures en vue du 1er mai

© REUTERS / Charles PlatiauLa police française (image d'illustration)
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En prévision de la mobilisation prévue pour le 1er mai et en rappelant les «violences et dégradations» commises à la même date l’année dernière, la Préfecture de police de Paris a pris un arrêté de fermeture des établissements situés sur le parcours de la manifestation intersyndicale.

Sur son compte Twitter, la Préfecture de police de Paris a publié, le lundi 29 avril, un communiqué de presse annonçant les mesures prises afin d'assurer la sécurité lors de la manifestation intersyndicale du 1er mai 2019, prévue pour la fête du travail.

​Comme «des violences et dégradations avaient été commises lors de la manifestation du 1er mai 2018 par des casseurs extérieurs au mouvement syndical», le préfet de police, Didier Lallement, a pris un arrêté obligeant les responsables des établissements situés sur le parcours du cortège intersyndical à fermer le temps de la manifestation.

En outre, «ces propriétaires ou exploitants ont pour obligations supplémentaires de mettre en place des moyens de protection de leurs établissements contre les dégradations et pillages» mais aussi de fermer, s'il y en a, les terrasses et étalages «qui devront être vidés de tout mobilier pouvant servir de projectile ou d'arme par destination».

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L'arrêté interdit également le stationnement des véhicules de 6 heures à 20 heures sur l'itinéraire déclaré. Les restrictions pourront être levées en fonction de l'évolution de la situation générale, précise le communiqué.

Les Gilets jaunes espèrent profiter des manifestations du 1er mai pour se remobiliser, l'acte 24 ayant compté l'une des plus faibles participations depuis le début du mouvement, notent des observateurs. Dans une vidéo diffusée sur YouTube, le militant Maxime Nicolle a parlé le 27 avril de «ceux qui veulent que les choses avancent rapidement» et souhaitent que le mouvement de contestation se «structure». Des discussions sont en cours depuis plusieurs jours entre les Gilets jaunes et d'autres groupes, notamment les syndicats et les Black blocs.

Les forces de l'ordre sont donc sur le qui-vive. Le 1er mai, «on sait bien que les ultraviolents, ultragauches mais aussi des 'ultrajaunes' viendront pour casser sur Paris et pas seulement sur Paris», a déclaré le 26 avril Christophe Castaner au micro de France Info.

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