Sept «ripoux» accusés d’avoir informé des dealers devant la justice à Lyon

Lundi 3 juin, le procès des policiers soupçonnés de corruption et de faveurs accordées à des délinquants a débuté au tribunal correctionnel de Lyon, rapporte 20 minutes.

Le procès de sept policiers corrompus de Vénissieux, dans l’affaire dite des «ripoux», s’est ouvert lundi 3 juin devant le tribunal correctionnel de Lyon et doit durer jusqu’au 14 juin, rapporte 20 minutes.

Douze accusés, dont sept policiers sont jugés dans le cadre d’une affaire de corruption.

L’affaire a éclaté en septembre 2012, après l’arrestation pour corruption en 2011 du commissaire Michel Neyret, directeur adjoint de la police judiciaire de Lyon, lorsqu’un témoin, poussant les portes de l’hôtel de police, est venu dénoncer les relations douteuses entre des trafiquants de drogue des Minguettes et des agents du groupe de sécurité de proximité, en poste à Vénissieux.

Selon l’enquête, un seul policier a été retenu pour corruption après avoir reçu des cadeaux en échange d’interventions pour un délinquant local.

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Aux autres prévenus sont reprochées des interventions et la révélation d’informations confidentielles au bénéfice de trois frères de Vénissieux, sans contrepartie prouvée.

Ils ont bénéficié de prix sur des téléphones et du matériel électroménager, par l'intermédiaire d'un des frères. Mais la plupart détenait des factures, mettant ainsi en doute l'existence de tout pacte de corruption.

Parmi les violations du secret professionnel reprochées aux fonctionnaires figurent un contrôle routier sans suite malgré un permis de conduire non valide, des renseignements donnés sur une garde à vue en cours, des informations sur l’exécution d’un mandat d’arrêt, des consultations de fichiers sur des voitures ou des personnes recherchées.

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