Une nouvelle base militaire US aurait vu le jour à la frontière syro-irakienne

© AP Photo / Zoe GarbarinoMilitaires US à Manbij, en Syrie
Militaires US à Manbij, en Syrie - Sputnik France
Les États-Unis envisagent de maintenir sur le long terme leur présence dans le nord de la Syrie où ils viennent d’ouvrir dans le gouvernorat de Deir ez-Zor leur troisième base militaire, affirme une source au sein des Forces démocratiques syriennes.

À en croire des sources au sein des Forces démocratiques syriennes (FDS), les États-Unis possèdent au total 25 bases militaires dans le nord de la Syrie et dans les zones contrôlées par la milice arabo-kurde. De plus, une nouvelle base vient de voir le jour dans la région d'Al-Baghouz (gouvernorat de Deir ez-Zor), à la frontière syro-irakienne, d’où les FDS ont délogé il y a trois mois les terroristes de Daech*, précisent les mêmes sources.

Un représentant des FDS ayant requis l’anonymat a souligné dans son commentaire à Sputnik que les États-Unis continuaient de mener leur politique de renforcement militaire dans le nord de la Syrie:

«Dans le cadre de la lutte contre Daech* et d’autres groupes terroristes, les États-Unis poursuivent la création de bases militaires dans les zones que nous avons précédemment libérées. D’après nos informations, les États-Unis envisagent de maintenir pour longtemps leur présence dans le nord de la Syrie».

Et d’expliquer qu’à cette fin, ils y créaient des infrastructures appropriées, notamment des bases militaires.

«Récemment, les États-Unis ont créé une nouvelle base militaire près d’Al-Baghouz que nous avons libéré de Daech* il y a quelques mois seulement. Cette base revêt une importance stratégique, car elle se trouve à la frontière syro-irakienne. Elle fait porter à trois le nombre de bases américaines à Deir ez-Zor», a poursuivi le représentant des FDS, précisant que le choix de cette zone était lié à la présence de pétrole et à la proximité avec l’armée syrienne.

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Le 19 décembre 2018, Donald Trump a annoncé le départ précipité des militaires américains de Syrie, martelant que les États-Unis ne joueraient plus le rôle de «gendarme du Moyen-Orient».

Par la suite, la porte-parole de la Maison-Blanche Sarah Sanders a annoncé que les États-Unis avaient commencé à retirer leurs troupes de Syrie, tout en soulignant que la victoire sur les djihadistes de Daech* ne signifiait pas la fin de la coalition antiterroriste dirigée par Washington.

* Organisation terroriste interdite en Russie

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