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Agressés par des radicaux pendant leur service, les imams d’Algérie appellent à «un vendredi blanc»

© AFP 2021 Maurizio Gambarini / dpa / AFP  / Aller dans la banque de photosDans une mosquée
Dans une mosquée  - Sputnik France
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Dans un entretien au site Ennahar Online, le coordinateur national du syndicat des imams, en Algérie, a affirmé que si les autorités ne répondaient pas aux doléances quant aux agressions que les imams subissent dans les mosquées de la part de radicaux, un vendredi «blanc» voire une «démission collective» étaient envisageables.

Suite aux agressions répétées que subissent des imams dans les mosquées, en Algérie, de la part de certains radicaux, la Coordination nationale des imams et des fonctionnaires du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a annoncé un certain nombre d’actions de protestation, selon le site d’information Ennahar Online. Les imams envisagent d’organiser des sit-in dans toutes les villes du pays, suivis d’un vendredi «blanc», où ces derniers n’assureront aucun service.

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Selon le média, les imams sont excédés par le comportement des radicaux qui entravent leur travail et vont jusqu’à empêcher certains d’entre eux de diriger la prière du vendredi. À ce titre, la même source a indiqué que Djelloul Hadjimi, coordinateur national du syndicat, avait été empêché de conduire la prière du vendredi 28 juin à la mosquée Fodil El Ouartilani, à Alger.

«Le syndicat reçoit énormément de doléances d’imams qui se plaignent de problèmes auxquels les autorités doivent répondre», a déclaré M.Hadjimi dans un entretien accordé à Ennahar Online. «À défaut d’une réponse des autorités, nous n’écartons pas l’organisation un vendredi "blanc" ou une démission collective des imams!», a-t-il ajouté.

Dans le même sens, le responsable a qualifié de «dangereuse dérive» ce qui s’est produit au sein de la mosquée où il officie. «Il faut une enquête approfondie pour éviter ce genre de dangereuses agressions contre les imams qui créent les fitnas [les discordes, ndlr]», a-t-il commenté.

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Auparavant, Mohamed Aïssa, l’ex-ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, avait tiré la sonnette d'alarme quant aux tentatives répétées de certains groupes radicaux qui essaient de prendre le contrôle des lieux de culte, rappelant les années 1990 où l'ex-Front islamique du salut (FIS) tenait les mosquées par la force en Algérie.

Dénonçant le fait que les «partisans du radicalisme religieux» essayent d'obliger les imams à épouser leur discours par la force, M.Aïssa avait annoncé avec fermeté, sur sa page Facebook, qu'à «chaque agression contre un imam, les directeurs de wilaya des affaires religieuses seront chargés de déposer automatiquement une plainte auprès de la justice».

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