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Polémique en Algérie autour de l’incarcération d’un célèbre ancien combattant de la guerre d’indépendance

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Le commandant Lakhdar Bouregaâ, membre de l’Armée de libération nationale algérienne et ex-chef d'une région de la wilaya 4 historique durant la guerre d’Algérie (1954-1962), a été incarcéré sur ordre du juge d’instruction, à Alger, pour «démoralisation de l’armée» et atteinte à «un corps constitué».

Après son arrestation le 29 juin, l’ancien commandant de l’Armée de libération nationale (ALN) algérienne et chef d'une région militaire de la quatrième wilaya historique Lakhder Bouregaâ a été mis, le 30 juin, sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal de Bir Mourad Raïs, à Alger, selon un communiqué officiel cité par l’Algérie Presse Service (APS). Le prévenu est poursuivi pour «démoralisation de l’armée» et outrage à «un corps constitué».

​«En ce jour du 30 juin, le prévenu [Lakhder Bouregaâ, ndlr] a été présenté devant le procureur de la République près le tribunal de Bir Mourad Raïs», a indiqué le texte du communiqué.

«Après avoir entendu le mis en cause, le procureur de la République a soumis le dossier de procédures au juge d'instruction pour répondre des chefs d'accusation de participation, en temps de paix, à une entreprise de démoralisation de l'armée ayant pour objet de nuire à la défense nationale et à un corps constitué», a-t-il ajouté, précisant que les faits mentionnés étaient «passibles de sanctions, cités dans les articles 75, 144 bis et 146 du code pénal».

Dans le même sens, la source a indiqué qu’«après avoir écouté le prévenu lors de la première comparution, le juge d'instruction a décidé son placement en détention provisoire».

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Le 27 juin, le commandant Bouregaâ, âgé de 86 ans, avait déclaré que l’armée était responsable de la pérennisation de la crise politique en Algérie. Il avait annoncé son refus de participer à la conférence du dialogue national annoncée pour le 6 juillet prochain, la qualifiant de «comédie» orchestrée par le pouvoir.

«Le pouvoir a un plan», a-t-il déclaré. «Il a déjà le nom du futur Président et cherche un moyen de le légitimer. Ils ont le nom du Président et on ne peut participer à une comédie politique dont l’issue est connue d’avance», avait-il souligné, selon le HuffPost Algérie. Le 26 juin, lors de la conférence des partis au siège du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), il avait également qualifié le pouvoir actuel de «mafia» organisée, selon le même média.

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Le 26 juin, lors du premier jour de sa visite de travail à l’École militaire interarmes de Cherchel, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major de l’armée algérienne, avait affirmé que «les campagnes abjectes et récurrentes, que ne cesse de subir le commandement de l'Armée nationale populaire (ANP), après chaque pas sincère et étudié qu'il fait en toute conscience et perspicacité, ne sont que des campagnes stériles sans aucun résultat, car leurs objectifs sont désormais dévoilés et leurs intentions démasquées».

Il avait par ailleurs réaffirmé que le haut commandement de l’ANP ne nourrissait «aucune ambition» politique.

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