Téhéran accepte de parler avec Washington sur l’accord nucléaire, à trois conditions

© AFP 2022 ATTA KENAREl'Iran
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Un an après la sortie des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, Téhéran se dit prêt à des négociations si Washington «lève ses sanctions», «met fin à la pression économique» et «revient à l'accord». Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo reste sceptique.

L'Iran est prêt à négocier avec les États-Unis s'ils lèvent leurs sanctions et redeviennent partie prenante de l'accord international sur le nucléaire conclu en 2015, a répété dimanche 14 juillet le Président Hassan Rohani, comme le rapporte Reuters.

«Nous avons toujours cru au dialogue [...] S'ils lèvent les sanctions, mettent fin à la pression économique et reviennent à l'accord, nous sommes prêts à des pourparlers avec les États-Unis dès maintenant et n'importe où», a déclaré M.Rohani, cité par Reuters.

Dans un entretien accordé au Washington Post, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a écarté la proposition du Président iranien:

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«Le Président Trump prendra évidemment la décision finale. Mais il s'agit d'une voie que l'ancienne administration a empruntée et elle a mené [à l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, ndlr.] que l'administration actuelle, le Président Trump et moi-même considérons comme un désastre», a annoncé Pompeo au journal.

Le chef de la diplomatie américaine a par ailleurs confirmé avoir accordé à son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif, un visa pour que celui-ci puisse prendre part à une réunion de l'Onu prévue cette semaine au siège de l'institution à New York.

Accord sur le nucléaire iranien

Les États-Unis ont quitté unilatéralement l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 (JCPoA) et rétabli les sanctions contre Téhéran. L’Iran a décidé de répliquer en s'affranchissant de plusieurs de ses obligations prévues par cet accord de plus en plus fragilisé. Téhéran a ainsi dépassé la limite des 3,67% pour l'enrichissement de son uranium, prévue par cet accord et produit désormais de l'uranium enrichi à au moins 4,5%, un niveau prohibé.

La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont appelé dans une déclaration commune à une désescalade des tensions au Proche-Orient entre les USA et l'Iran pour préserver l'accord signé à Vienne en juillet 2015.

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