L’Iran aurait lancé la construction d’un centre technologique nucléaire

© AP Photo / Vahid SalemiNucléaire iranien (archive photo)
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Téhéran a lancé le chantier d’un centre de recherche sur la séparation isotopique sur son site nucléaire de Fordo, d’après l’agence de presse iranienne Mehr qui se réfère à l’Organisation de l’énergie atomique d’Iran.

La construction d’un centre technologique nucléaire a débuté sur le site iranien de Fordo, à 150 km au sud-ouest de Téhéran, en présence du chef de l’Organisation de l’énergie atomique iranienne, Ali Akbar Salehi, relate l’agence de presse Mehr.

«Ce sera un centre de recherche unique en Asie occidentale. Aucun pays de la région n’est allé si loin dans l’étude de la séparation des isotopes», a indiqué M.Salehi lors de l’inauguration du chantier.

Les chercheurs du centre se pencheront sur divers procédés de séparation isotopique.

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Il est prévu d’achever les travaux de la première partie du centre le 8 avril 2020, la veille de la Journée nationale iranienne des technologies nucléaires. La deuxième partie du centre sera érigée à la mi-mai de la même année. Le centre sera doté d’équipements dès l’automne 2020, d’après l’agence de presse.

Fordo, un élément important du programme nucléaire iranien

Le site de Fordo est un élément important du programme nucléaire iranien. Une usine d’enrichissement d’uranium y a fonctionné jusqu’à la signature en 2015 à Vienne du Plan global d’action conjoint (JCPOA) sur le nucléaire iranien par Téhéran et le groupe P5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne). Selon les termes de l’accord, le site de Fordo devait être transformé en centre technologique.

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En mai 2018, les États-Unis se sont retirés du JCPOA et ont rétabli les sanctions à l’encontre de l’Iran, tout en épargnant les sites de Bouchehr, d’Arak et de Fordo. En mai 2019, l’Iran a annoncé avoir suspendu l’application de certaines de ses obligations prises dans le cadre du JCPOA en signe de protestation contre le retrait de Washington. Il a notamment cessé de limiter ses stocks d’uranium enrichi à 300 kg. Téhéran menace de renoncer à d’autres obligations contractées en 2015 si les sanctions ne sont pas levées d’ici le 7 septembre 2019.

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