«La galanterie porte en elle des rôles sexués», estime un historien sur France Inter – vidéo

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Invité au Grand entretien sur France Inter pour la sortie de son nouveau livre sur les masculinités, l’historien Ivan Jablonka a évoqué la question de la galanterie et de la manifestation du consentement, expliquant la différence entre la drague et le harcèlement.

L'historien et écrivain Ivan Jablonka a été invité au Grand entretien de la matinale de France Inter, jeudi 29 août, pour la sortie de son livre sur les masculinités intitulé Des hommes justes. Du patriarcat aux nouvelles masculinités.

Pendant son interview, M.Jablonka a posé la question «Pourquoi une jeune femme, souvent jolie et en robe, aurait-elle spécifiquement besoin d'être aidée par un gentleman?».

Il estime que «la galanterie porte en elle des rôles sexués». Lorsque, d’après lui, c’est aussi une manière de mettre une jeune femme qu’on aide dans un certain rôle de «femme à séduire».

En outre, l’historien doute que ces hommes qui aident des femmes à porter leurs valises, porteraient la valise d’une personne en situation de handicap. Après une remarque de l’animateur, qui a semblé se positionner en défenseur de la galanterie et des compliments adressés aux femmes, selon laquelle les hommes seraient tout à fait prêts à aider ces personnes, expliquant que c’est un principe de politesse, l’écrivain a accepté cette supposition.

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En outre, M.Jablonka croit qu’il faut s’interroger sur ce qu’il appelle «la masculinité de respect».

«C’est-à-dire, bien sûr, le refus des violences sexuelles. Mais je crois qu’il faut aussi se demander ce qu’il fait la différence entre la drague et le harcèlement. C’est pour cela que beaucoup d’hommes se sont sentis, en quelque sorte, angoissés», explique-t-il.

Il souligne que le consentement est une ligne qui sépare le dragueur, même en peu lourd, avec le harceleur.

«Mais ce n’est pas seulement le consentement, c’est la manifestation du consentement. Comment le consentement se manifeste-t-il? Une femme qui dort, ne consent pas, une femme qui est en état d’ébriété ne consent pas », ajoute l’historien.

L’un des intervieweurs a conclu que si une femme est passive, ne bouge pas pendant l’acte sexuelle, il s’agit quasiment d’un viol.

Selon M.Jablonka, si on passe systématiquement outre la question du consentement, on bascule de l’autre côté de la ligne rouge.

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