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Jugement rendu contre Éric Drouet pour port d’arme prohibé

© AFP 2021 ZAKARIA ABDELKAFIÉric Drouet
Éric Drouet - Sputnik France
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Trois mois après que le parquet a requis une peine de prison et une amende à l’encontre d’Éric Drouet, le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné à 500 euros avec sursis pour port d’arme prohibé lors de la manifestation du 22 décembre 2018, qualifiée de «matraque» par l’accusation et de «bout de bois» par la défense.

L’une des figures des Gilets jaunes, Éric Drouet, a été condamné ce 4 septembre par le tribunal correctionnel de Paris à une amende de 500 euros avec sursis pour port d’arme prohibé lors de l’acte 6 du mouvement.

Auparavant, le parquet avait requis, le 5 juin, quatre mois de prison avec sursis et 500 euros d’amende à son égard. À la suite de cela, son avocat a plaidé la relaxe.

D’une matraque à un grigri

Il était reproché au chauffeur routier, âgé de 34 ans et domicilié dans la Seine-et-Marne, un «port d’arme prohibé de catégorie D» et sa «participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations».

le drapeau français et un gilet jaune - Sputnik France
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Il s’agit d’un bâton que défense et accusation n’ont pas décrit de la même façon. Selon le procureur, l’homme «est volontairement venu avec une matraque». Invoquant le port de cet objet, il a affirmé que «quand on vient avec une matraque, on est dans une logique de violence».

En répondant à cette allégation, Éric Drouet a déclaré que «du début à la fin, il n’y a eu aucune violence» dans ce cortège. De plus, il a dénoncé l’accusation de port d’une matraque en qualifiant l’objet en question de «bout de bois». Ayant plaidé la relaxe, son avocat, Khéops Lara, a contesté la qualification d’«arme» d’un simple «grigri».

Une précédente condamnation

Éric Drouet a également été condamné le 29 mars à 2.000 euros d’amende, dont 500 avec sursis pour l’«organisation» «sans déclaration préalable» des manifestations du 22 décembre et du 2 janvier. Il avait signé une déclaration préalable pour une manifestation à Versailles, mais il s’est finalement rendu à Paris. Par la suite, il a fait appel, contestant être un «organisateur» des manifestations.

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