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Malgré le malaise d’une policière, Boris Johnson poursuit son discours

© REUTERSBoris Johnson
Boris Johnson  - Sputnik France
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Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, n’a pas interrompu son discours politique devant des élèves policiers dans le nord de l'Angleterre, alors qu'une des recrues avait fait un malaise, s'attirant ainsi les foudres de ses opposants.

Tandis qu’une élève-policière a fait un malaise lors de son discours sur le Brexit, le chef du gouvernement britannique a continué comme si de rien n’était.

La jeune policière se tenait derrière le Premier ministre, au premier rang d'une promotion de cadets de la police du Yorkshire, lorsque qu'elle a manifesté des signes de malaise.

Boris Johnson s'est retourné pour lui demander comment elle allait avant de continuer son discours pendant que la policière s'affaissait.

«Je suis désolé. Je pense que c'est un signal pour que je termine rapidement», a-t-il lancé en souriant.

La jeune femme a repris ses esprits quelques instants plus tard avant que le chef du gouvernement ne mette fin à son discours.

Vague de réprobation

L'incident a été vivement critiqué sur les réseaux sociaux.

«Johnson a fait attendre ces élèves-policiers et, sans surprise, l'un d'entre eux semble s’être évanoui. Il a vu ce qui s'est passé et il l'a ignoré», s’est indignée la ministre de l'Intérieur du cabinet fantôme travailliste, Diane Abbott.

Le Premier ministre est arrivé avec plus d'une heure de retard à l'école de police de Wakefield pour prononcer un discours consacré à la sécurité publique.

«C'est un abus de pouvoir de Boris Johnson qui oblige tant d'élèves-policiers à stopper leurs cours pour se livrer à une manœuvre politicienne», a ajouté pour sa part la députée travailliste Yvette Cooper.

Selon le correspondant aux affaires intérieures de la BBC, Danny Shaw, le commissaire de police dans le Yorkshire de l'Ouest, Mark Burns-Williamson, lui a dit qu’il n’était pas opportun d’avoir recours à des policiers de cette manière pour un «discours politique sur le Brexit».

Par 327 voix contre 299, la Chambre des communes a approuvé le 4 septembre un texte pour exiger que la date de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne soit repoussée. La demande de report doit être maintenant soumise à la Chambre des lords mais Boris Johnson a décidé de suspendre le parlement la semaine prochaine et ce pour cinq semaines.

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