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Des protestataires blessés lors d’une tentative de l’armée de débloquer une route au Liban

© Sputnik . Zahraa Al-AmirSituation au Liban, archives
Situation au Liban, archives  - Sputnik France
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Alors que la plupart des autoroutes ont été débloquées ce samedi au Liban, plusieurs personnes ont été blessées lors d’un déblocage dans le nord du pays, rapporte la NNA, précisant que certaines d’entre elles sont dans un état critique.

Des protestataires ont été blessés près de la ville libanaise d’Akkar lors de la tentative des forces armées de débloquer une route, rapporte l’agence de presse NNA.

«Plusieurs personnes ont été blessées lors d’affrontements avec l’armée, lorsque des militaires ont essayé de débloquer une autoroute internationale, liant Tripoli avec les villes de Minia et d’Akkar. Certaines d’entre elles sont dans un état critique», informe l’agence de presse.

Cette même source indique en outre que des manifestants ont été interpellés, tandis que les blessés ont été transportés à l’hôpital.

Suite à la situation, le climat s’est embrasé dans la zone du camp de réfugiés palestiniens de Badawi. Les protestataires se sont mis à brûler des pneus après qu’une rumeur sur le décès de l’un des protestataires s’est répandue dans leurs rangs. Cette information n’a toutefois pas été confirmée.

L’agence de presse fait état d’une autre personne blessée lors d’un incident similaire qui s’est produit sur une route menant vers Saïda (Sidon), dans le sud du pays.

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Par contre, près de Chekka (sur le littoral), l’armée a réussi à se mettre d’accord avec les manifestants et la route a été débloquée, alors que les protestataires ont été autorisés à tenir leur action sur son bord.

En général, d’après cette même agence de presse, la plupart des routes du pays ont été débloquées ce samedi.

Pour rappel, le leader du mouvement chiite libanais Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré le 25 octobre qu’il craignait que le pays ne s’enlise dans une nouvelle guerre civile et a exhorté les partisans du mouvement à quitter les places. Il a en outre critiqué le blocage des routes, soulignant que les Libanais eux-mêmes subissaient l’impact de telles mesures.

Une source libanaise a déclaré à Sputnik qu’il existait une décision tacite de ne pas avoir recours à la force lors du déblocage des routes, d’opter pour le dialogue.

Depuis le 17 octobre, des protestataires libanais tiennent des rassemblements et bloquent des routes. Parmi leurs revendications figurent celles appelant à la dissolution du gouvernement et du parlement, et l’annulation des quotas confessionnels en politique.

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