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La diplomatie russe commente l’arrivée au pouvoir de Jeanine Anez en Bolivie

© Sputnik . Sergueï Mamontov / Aller dans la banque de photosБрифинг официального представителя МИД России М. Захаровой
Брифинг официального представителя МИД России М. Захаровой - Sputnik France
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La Russie reconnaît la sénatrice Jeanine Anez en tant que Présidente par intérim de la Bolivie jusqu’à la tenue de nouvelles élections, a annoncé Maria Zakharova. Cependant, elle a précisé que Moscou condamnait «le recours à toute méthode violente à des fins politiques».

La porte-parole de la diplomatie russe s’est prononcée ce jeudi 14 novembre sur la situation en Bolivie où la sénatrice Jeanine Anez s’est autoproclamée Présidente par intérim.

«La Russie va considérer Mme Anez comme dirigeante de la Bolivie, mais jusqu’aux élections. Il ne s’agit pas là d’une reconnaissance de ce qui s’est passé en Bolivie comme étant un processus légal. Comme vous le comprendrez, on ne souhaite pas en parler davantage», a souligné Mme Zakharova.

Elle a ajouté que la partie russe condamnait l’utilisation de la violence pour atteindre des objectifs politiques.

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«Nous dénonçons par principe le recours à toute méthode violente à des fins politiques. Comme vous l’avez remarqué, ça se termine par le chaos avec des victimes humaines, l’instabilité sociale et économique», a-t-elle prévenu.

Auparavant, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov avait déclaré que Jeanine Anez accédait au poste de Président conformément à la juridiction du pays. Il a également tenu à souligner que les événements qui se déroulaient en Bolivie faisaient partie des affaires intérieures du pays.

Nouvelle Présidente

Jeanine Anez, deuxième vice-présidente du Sénat, s'est autoproclamée Présidente par intérim de la Bolivie et ce malgré l'absence de quorum au Parlement, arguant de «la nécessité de créer un climat de paix sociale» dans un pays secoué par une grave crise politique depuis l'élection présidentielle fin octobre.

L’annonce a aussitôt été qualifiée de «coup d'État» par l'ex-Président Evo Morales en exil au Mexique où il s’est rendu après l’annonce de sa démission le 10 novembre sur fond des manifestations déclenchées par sa réélection à la présidence le 20 octobre.

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