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Le Drian appelle au respect des «libertés d'expression, de religion, de la presse et de manifestation» en Algérie

© Sputnik . Maxim Blinov  / Aller dans la banque de photosJean-Yves Le Drian
Jean-Yves Le Drian - Sputnik France
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Les libertés fondamentales des citoyens algériens doivent être «pleinement respectées», a déclaré Jean-Yves Le Drian alors qu’il s’exprimait sur la situation politique en Algérie à deux jours du débat au Parlement européen consacré au pays.

Dans un entretien accordé au journal La Provence, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères français s’exprime à nouveau sur la situation politique en Algérie et appelle au respect «des libertés» fondamentales des citoyens.

Jean-Yves Le Drian y réitère la position de la France qui estime que «la solution, c'est le dialogue démocratique, dans lequel chacun puisse exprimer sans crainte ses opinions». «Et que les libertés d'expression, de religion, de la presse et de manifestation soient pleinement respectées», ajoute-t-il.

Parlement européen - Sputnik France
Débat annoncé par l’eurodéputé Glucksmann sur l’Algérie: Alger refuse toute «interférence dans ses affaires intérieures»
Par ailleurs, le ministre souligne que «pour notre part, nous continuerons de nous tenir aux côtés de l'Algérie et des Algériens, dans le respect de la souveraineté de ce grand pays», comme ils l’ont fait depuis le début du mouvement de contestation le 22 février, et d’ajouter: «J'ai eu plusieurs occasions de le dire à mon homologue algérien».

Enfin, le chef de la diplomatie française rappelle que «le seul souhait de la France, c'est que les Algériens trouvent ensemble les chemins d'une transition démocratique», précisant que «c'est à eux seuls qu'il revient de décider de leur avenir». «Quant aux modalités de la transition, il appartient aux Algériens qui font preuve d'une maturité exemplaire de les définir», conclut-il.

Un présidentiable avait déjà répondu à Le Drian

Jean-Yves Le Drian - Sputnik France
Un présidentiable algérien à Le Drian sur la crise politique: «De quoi je me mêle?»
Lors de son passage dimanche 10 novembre sur la chaine privée El Bilad TV, l’ex-Premier ministre algérien et candidat à l’élection présidentielle du 12 décembre Abdelmadjid Tebboune s’en est pris au ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères. Il a dénoncé son appel «à une période de transition en Algérie».

«Oui, la France s'ingère [en Algérie, ndlr] d'une façon grave», a déclaré M.Tebboune. «Je ne dis pas la France officielle. Mais leur ministre des Affaires étrangères veut nous imposer sa vision en appelant à une période de transition», a-t-il précisé.

Ainsi, le présidentiable a souligné que «le peuple algérien ne veut pas de cette période!» «De quoi je me mêle?», a-t-il lancé.

En réponse au débat au Parlement européen

Ces nouvelles déclarations de Jean-Yves Le Drian interviennent deux jours avant l’organisation d’un débat au Parlement européen sur l’Algérie, auquel avait appelé l’eurodéputé français Raphaël Glucksmann qui a déclaré sur son compte Twitter qu’une «résolution d’urgence» sera votée à l’issue des débats.

Abdelkader Bensalah  - Sputnik France
Le chef de l’État algérien réagit à l’appel pour un débat sur son pays au Parlement de l’UE
Lors d’un conseil des ministres tenu mardi 26 novembre, le chef de l’État algérien Abdelkader Bensalah a réagi à l’appel de l’eurodéputé, indique un communiqué officiel relayé par l’Algérie Presse Service (APS).

«Je voudrais, à partir de cette tribune, réitérer que l’Algérie demeure profondément attachée à son rejet du principe de toute ingérence étrangère dans ses affaires internes, quelles que soient les parties qui pourraient en être l’instigateur», a déclaré le chef de l’État algérien.

Dans le même sens, M.Bensalah a mis à l’index les intentions des initiateurs de ce genre de débats qui sont, selon lui «déguisées souvent, pour ne pas dire toujours, sous le couvert des droits de l’Homme, diaboliquement politisées la plupart du temps».

Le chef de l’État algérien a souligné qu’il était attendu des partenaires de son pays «de faire montre de respect à l’égard de l’Algérie et de ses institutions».

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