Le parlement irakien vote pour la fin de l’accord avec la coalition internationale anti-Daech

© REUTERS / Marius BoschUn soldat américain près d'une base militaire aux alentours de Mossoul, Irak, en 2017
Un soldat américain près d'une base militaire aux alentours de Mossoul, Irak, en 2017 - Sputnik France
La fin de l’accord avec la coalition internationale anti-Daech* et le retrait total des forces étrangères d’Irak ont été votés par le parlement irakien ce 5 janvier, soit deux jours après le meurtre du général iranien Qassem Soleiman sur le sol irakien.

Le parlement irakien a voté ce 5 janvier pour la fin de l’accord avec la coalition dans la lutte contre Daech* et pour le retrait total des militaires étrangers du pays, soutenant ainsi l’initiative du Premier ministre, Adel Abdel-Mehdi.

Lors d’une réunion d’urgence, une majorité des députés a adopté un ensemble de décisions comprenant six points.

Il s’agit notamment de la fin de la collaboration dans le cadre de l’accord sur la sécurité, établi avec les forces de la coalition internationale antiterroriste, de la demande adressée au gouvernement pour mettre fin à toute présence militaire étrangère sur le territoire irakien, ainsi que de l’interdiction d’utilisation par les étrangers des terres du pays, de son espace aérien et de ses eaux territoriales dans un objectif militaire.

«Viol de souveraineté»

Le jour même, le ministère irakien des Affaires étrangères a accusé les États-Unis d’avoir violé la souveraineté de l’Irak et plusieurs lois internationales encadrant les relations entre les pays, selon lesquelles il est interdit de profiter des terres d’un pays pour attaquer les pays voisins.

En outre, la diplomatie irakienne a décidé de porter plainte auprès du Conseil de sécurité de l'Onu en raison des meurtres de Qassem Soleimani et d'Abou Mehdi al-Mouhandis.

Mort du général Soleimani

Lors d'une frappe aérienne américaine effectuée le 3 janvier près de l'aéroport de Bagdad, le général Qassem Soleimani, chef de la Force Al-Qods, unité d’élite des Gardiens de la révolution, a été tué.

Quatre autres officiers des Pasdaran iraniens et plusieurs hauts responsables des Unités de mobilisation populaire -coalition paramilitaire de milices en majorité chiites en Irak (Hachd Al-Chaabi)- ont également trouvé la mort dans cette attaque.

Le Président iranien Hassan Rohani a appuyé la décision prise par le parlement irakien de réclamer le retrait des troupes militaires étrangères -et donc américaines- du pays, lors d’une conversation téléphonique avec son homologue irakien Barham Saleh.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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