L’Irak reprend les discussions avec la Russie pour acheter des S-300 suite aux frappes US, selon un député

© Sputnik . Pavel Lissitsyn / Aller dans la banque de photosUn système sol-air S-300 (archive photo)
Un système sol-air S-300 (archive photo) - Sputnik France
Bagdad reprend les discussions avec Moscou pour acheter des S-300 suite aux frappes américaines, a déclaré à Sputnik le président de la commission de la défense du parlement irakien, Mohammad Ridha.

Les autorités irakiennes reprennent les négociations avec la Russie sur l'achat de systèmes sol-air S-300 et s'attendent à une opposition de la part des États-Unis, a déclaré jeudi 9 janvier à Sputnik le président de la commission de la défense au parlement irakien, Mohammad Ridha.

«Il était prévu de régler cette question depuis longtemps, il y a quelques mois, on avait besoin de ces armes après les attaques contre les bases des milices chiites Hachd al-Chaabi à Bagdad et dans d'autres provinces. Les responsables ont décidé de reprendre les négociations sur les S-300», a indiqué M.Ridha.

Selon le parlementaire, les dirigeants irakiens ont donné leur feu vert à la signature d'un contrat sur ces systèmes sol-air. Il a toutefois affirmé ne pas savoir à quelle étape étaient les discussions.

«Nous nous attendons à une opposition de la part des États-Unis dans ce domaine», a ajouté M.Ridha.

Le parlementaire a précisé que les négociations avaient été précédemment suspendues en raison de la position de Washington. Selon les médias, les États-Unis auraient menacé d'imposer des sanctions aux acheteurs de S-300.

L'Irak augmente son arsenal d'armes russes

La défense antiaérienne irakienne est déjà dotée de certains systèmes russes, mais Bagdad souhaite acheter des armes modernes, a noté M.Ridha.

Selon lui, la part des armes russes en Irak devrait dépasser 50%, car elles sont moins chères que celles fabriquées aux États-Unis.

Une frappe US en Irak qui a fait monter d'un cran la tension

Dans la nuit du 2 au 3 janvier, le Pentagone a mené une opération spéciale près de l’aéroport de Bagdad qui a entraîné la mort du général iranien Qassem Soleimani, commandant de la Force Al-Qods, unité d'élite des Gardiens de la révolution, et d’Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux des Hachd al-Chaabi. 

Dans la nuit du 7 au 8 janvier, l’Iran a tiré des missiles sur les bases d’al-Assad et d’Erbil en Irak, lesquelles abritent des contingents militaires de l’armée américaine.

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