Un Koweïtien accusé de détournement de mineure remis en liberté au Maroc, suscitant l’indignation

Un Koweïtien de 24 ans accusé du détournement d’une mineure de 14 ans a été remis en liberté sous caution, suscitant ainsi l’émoi dans la ville de Marrakech, affirme la presse marocaine. Le parquet général a fait appel de cette décision alors que l’Association locale des droits de l’Homme va se constituer partie civile.

La remise en liberté sous caution d’un ressortissant koweïtien de 24 ans accusé de détournement de mineure a suscité l’indignation au Maroc, rapporte la presse locale. Un appel de cette décision a été introduit auprès du tribunal de Marrakech par le parquet général, précise la même source.

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Ainsi, selon le site d’information Médias 24, le mis en cause, accusé d’agression sexuelle sur une mineure de 14 ans à Marrakech, a été remis en liberté après avoir payé une caution de 30.000 dirhams (2.800 euros), tout en restant sous surveillance policière avec interdiction de quitter le territoire marocain.

Les faits

Le média précise que les faits remontent à juillet 2018, à Marrakech. En effet, l’accusé avait donné rendez-vous à la victime dans une villa de la ville.

Suite à cette rencontre, explique Médias 24, la jeune fille a porté plainte contre le mis en cause pour «rapports sexuels forcés et violents», ce que ce dernier a toujours nié précisant qu’ils étaient «consentis et payants».

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Or, selon le procès-verbal remis à la justice par les enquêteurs de la police judiciaire, que le site d’information affirme avoir consulté, l’enquête préliminaire a conclu sur des faits avérés de détournement de mineure et d’attentat à la pudeur avec défloration.

La société civile réagit

Suite à la remise en liberté du prévenu, l’Association marocaine des droits de l’Homme (section de Marrakech) a annoncé son intention de se constituer partie civile dans ce dossier qu’elle a elle-même révélé au grand jour, pour que l’accusé soit jugé conformément à la loi, indique Médias 24.

Par ailleurs, l’association s’est réjouie de l’appel fait par le parquet général de cette libération conditionnelle.

L’accusé sera jugé mardi 11 février à la Chambre criminelle près de la Cour d’appel de Marrakech. Il sera poursuivi pour «attentat à la pudeur avec violence» sur une mineure de 14 ans, souligne le média.
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