Les sanctions de l’Onu contre Téhéran «sont déjà caduques», estime la Russie

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Téhéran - Sputnik France
Les sanctions contre Téhéran imposées par le Conseil de sécurité de l’Onu ont déjà «atteint leur but», a annoncé dans un entretien à Sputnik Vassili Nebenzia, le représentant permanent de la Russie à l’Onu.

Le représentant permanent de la Russie à l’Onu, Vassili Nebenzia, a donné sa vision des mesures restrictives introduites contre l’Iran par l’Onu avant l’adoption du Plan d'action global conjoint sur le nucléaire iranien (l’accord de Vienne).

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«Les sanctions qui ont été imposées contre l’Iran suite aux décisions précédentes du Conseil de sécurité avaient pour objectif d’inviter l’Iran à s’asseoir à la table des négociations et à aboutir sur un accord sur le programme nucléaire. Dans ce sens, les sanctions qui le visaient ont atteint leur but», a-t-il indiqué en répondant à la question de savoir si le Conseil de sécurité pourrait de nouveau prendre des mesures similaires.

M.Nebenzia a souligné que Téhéran avait en effet rejoint le processus de négociation, dont le résultat était, «comme le disent beaucoup, l’une des plus grandes réussites de la diplomatie multilatérale de ces dernières années», à savoir le Plan d'action global conjoint sur le nucléaire iranien.

«C’est pourquoi ces sanctions sont déjà caduques», a-t-il résumé.

Mécanisme de règlement des différends déclenché

Le 14 janvier, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont annoncé leur décision de saisir la Commission conjointe dans le cadre du mécanisme de règlement des différends, conformément aux dispositions du paragraphe 36 de l’accord. Ils avaient dit espérer «ramener l’Iran au plein respect de ses engagements au titre du JCPoA» et qu’ils ne voulaient pas rejoindre «la campagne visant à exercer une pression maximale contre l’Iran».

Pour la diplomatie russe, une telle mesure pourrait provoquer une nouvelle escalade dans l’affaire du nucléaire iranien et empêcher la réalisation de l’accord dans le cadre des conditions initialement prévues. Les USA avaient déjà mis en péril l’existence même de cet accord après s’en être retiré unilatéralement sous l’impulsion de Donald Trump.

La décision de Paris, Berlin et Londres a suivi l’annonce faite le 5 janvier par Téhéran, où il déclarait ne plus se sentir tenu à aucune limite «sur le nombre de ses centrifugeuses» utilisées pour la production de combustible nucléaire.

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