Les incarcérations pour corruption de proches de Bouteflika continuent en Algérie

L’ex-chef du protocole de l’ancien Président Abdelaziz Bouteflika a été incarcéré lundi 24 février à Alger avec quatre influents hommes d’affaires dans le cadre «[d’]affaires de corruption et [de] trafic d’influences», a rapporté l’APS qui précise que quatre autres individus ont été placés sous contrôle judiciaire.

Dans le cadre de la lutte contre la corruption en Algérie, l’ex-chef du protocole du Président déchu Abdelaziz Bouteflika, Mokhtar Reguieg, a été placé lundi 24 février sous mandat de dépôt, ont indiqué des sources judiciaires à l’agence officielle Algérie Presse Service (APS).

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Ainsi, l’APS précise que le mis en cause est poursuivi dans le cadre «[d’]affaires de corruption et [de] trafic d’influences».

Dans la même affaire impliquant l’ex-haut responsable, quatre hommes d’affaires, à savoir Haddad Ali, un proche de Saïd Bouteflika, le frère cadet de l’ex-Président de la République,  Metidji Hocine Mansour, Metidji M’hamed Zoubir et Ouaroune Ahmed ont été également placés sous mandat de dépôt.

Également dans la même affaire, cinq autres suspects ont été placés sous contrôle judiciaire, dont l’ex-directeur général de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) Mohamed Belabdi.

Le frère de Bouteflika lourdement condamné

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Saïd Bouteflika et deux anciens chefs du renseignement algérien, à savoir le général de corps d’armée Mohamed Lamine Mediène et le général-major Athmane Tartag,  ont été condamnés lundi 10 février en appel à 15 ans de prison par le tribunal militaire de Blida pour complot contre l'armée et l'État.

Les trois ex-hauts responsables sont accusés de s'être réunis en mars 2019 pour mettre au point un «plan de déstabilisation» du haut commandement de l'armée qui demandait alors publiquement le départ de Bouteflika pour sortir de la crise née du Hirak, débuté le 22 février contre la perspective d'un cinquième mandat de l’ex-Président.

Incarcérés depuis mai, les accusés ont fait appel de leur condamnation. Le verdict avait été rendu le 25 septembre après un procès à huis clos.

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