Idlib: le Kremlin juge la Russie et la Turquie «capables de minimiser» le risque de confrontation

© Sputnik . Basel ShartouhUn véhicule sur l'une des routes de la ville de Saraqeb, dans le gouvernorat syrien d'Idlib
Un véhicule sur l'une des routes de la ville de Saraqeb, dans le gouvernorat syrien d'Idlib - Sputnik France
Moscou espère que les militaires russes et turcs arriveront à minimiser tout risque de confrontation directe à Idlib, en Syrie, grâce au contact étroit et au dialogue qu’ils entretiennent en permanence, a déclaré mardi 3 mars le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Des journalistes ont interrogé Dmitri Peskov, porte-parole du chef de l’État russe, sur le risque de confrontation directe entre militaires russes et turcs à Idlib, en Syrie, où ils se trouvent à proximité immédiate les uns des autres et où les tensions ne cessent de monter depuis plusieurs jours.

«Nous espérons être capables de minimiser un tel risque grâce à ce contact étroit et à ce dialogue qui se poursuivent entre les militaires des deux pays», a répondu M.Peskov.

Selon le service de presse du Kremlin, les Présidents russe et turc se rencontreront à Moscou le 5 mars pour discuter du règlement du conflit en Syrie compte tenu de l’aggravation actuelle de la situation dans le gouvernorat d’Idlib.

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Escalade des tensions à Idlib

Les tensions dans le gouvernorat syrien d’Idlib sont montées en flèche après que des combattants du groupe Hayat Tahrir al-Cham* (anciennement connu sous le nom de Front al-Nosra*) ont lancé le 27 février une attaque contre les positions des forces gouvernementales syriennes. Ces dernières ont riposté, tuant 36 soldats turcs qui, comme l’a précisé la Défense russe, n’auraient pas dû s’y trouver. La Russie a fait le nécessaire pour un cessez-le-feu total côté syrien et a garanti l’évacuation des morts et des blessés. Moscou a souligné que son aviation n’avait pas opéré dans cette région.

Après cet incident, la Turquie a annoncé le début de frappes aériennes et terrestres contre les troupes syriennes. Ankara avait qualifié les faits d’«attaque» contre l’Otan, sollicitant des consultations au niveau des ambassadeurs des pays membres de l’Alliance. Le département d’État américain a affirmé son soutien à la Turquie, son allié au sein de l’Otan.

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Mardi 3 mars, le ministère turc de la Défense nationale a annoncé qu’un de ses chasseurs F-16 avait abattu un avion L-39 de l'armée syrienne au-dessus d'Idlib. De son côté, l'agence d'État syrienne Sana a fait savoir que le L-39 avait été visé alors qu'il participait à une opération antiterroriste.

Bachar el-Assad a de son côté déclaré que Damas poursuivrait la libération des gouvernorats d’Alep et d’Idlib, quelle que soit la réaction d’Ankara.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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