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La baisse du prix du pétrole a ses avantages, selon le PDG du groupe russe Gazprom Neft

© Photo Pixabay / Ratfink1973Industrie pétrolière (image d'illustration)
Industrie pétrolière (image d'illustration) - Sputnik France
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Le président du groupe pétrogazier russe Gazprom Neft, Alexandre Dioukov, estime qu’il y a des avantages à l’effondrement actuel du prix du pétrole.

La dégringolade du prix du brut finira par assainir le marché et assurer son développement durable, a estimé dimanche 15 mars le PDG du groupe russe Gazprom Neft, Alexandre Dioukov, lors d’une émission sur la chaîne de télévision Rossiya 1.

«Les prix bas ne sont peut-être pas bons pour le marché, mais d’autre part […], ils permettront d’assainir le marché, d’en éliminer les projets à coût élevé ce qui garantira un développement durable du marché du pétrole», a indiqué M.Dioukov.

La Russie serait bien placée pour résister à la crise mondiale

Pour M.Dioukov, le secteur énergétique russe est bien placé pour «sortir sans dégâts d’une période de prix bas du pétrole, même si celle-ci est de longue durée».

Les coûts de production à 3,5 dollars le baril, les faibles niveaux d'endettement des entreprises pétrolières russes et la résistance aux bas prix sont les facteurs qui peuvent même encourager la hausse de la production, à son avis.

Chute record des prix du pétrole en 2020

Les prix du pétrole dégringolent sur fond de la pandémie due au coronavirus, qui a diminué la demande mondiale en brut et suite à l’échec, le 6 mars, des négociations entre les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et des producteurs hors Opep (Opep+), qui a déclenché une guerre des prix.

Le groupe de médias Bloomberg a mis en garde ce dimanche 15 mars contre la chute inédite de la demande mondiale en pétrole en 2020.

«La demande en pétrole, qui représentait plus de 100 millions de barils par jour en moyenne en 2019, pourrait se contracter plus que jamais cette année, dépassant facilement la perte de près d’un million de barils par jour qui a été enregistrée pendant la grande récession de 2009 et même celle des 2,65 millions de barils par jour enregistrée en 1980», a noté Bloomberg.
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