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«Situation semblable à celle d'une guerre», le coronavirus met KO l'économie mondiale

© AP Photo / Aaron FavilaUn courtier (archive photo)
Un courtier (archive photo) - Sputnik France
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Les places financières de la planète chutaient à nouveau lourdement le 16 mars alors que l'épidémie de coronavirus continue de se propager. C'est la troisième en fois en quelques jours que les bourses sont victimes d'un plongeon. Pire, les banques centrales semblent impuissantes. Sputnik France fait le point.
«La matinée a été encore brutale sur les marchés.»

David Madden, analyste de CMC Markets, ne pouvait que constater les dégâts. Ce lundi 16 mars, les marchés actions se sont à nouveau effondré à travers toute la planète. -9,7% à l'ouverture à Sidney. Hong Kong, Shanghai, Shenzhen et Tokyo ont également subi de sérieuses pertes. Pas mieux du côté des pays du Golfe qui, à l'exception du Qatar, ont encore souffert de la chute des cours du pétrole. Depuis le récent échec des négociations entre la Russie et l’Arabie saoudite qui a conduit à une surabondance d'offres sur le marché, le cours de l'or noir évolue à des niveaux très bas, comme ce 16 mars, avec un record à la baisse depuis 2016.

Les banques centrales ne parviennent pas à enrayer la chute

En Europe, désormais foyer mondial de l'épidémie, la situation est également très tendue. À 15h49 heure française, le CAC40 cédait environ 6,5%. À Francfort, la chute était de l'ordre de plus de 5%, quand Milan baissait de 5,7% et Madrid s'effondrait de plus de 8,5%. Pas mieux du côté des États-Unis où Wall Street a fortement chuté dès l'ouverture, entraînant un nouveau déclenchement du mécanisme d'interruption des échanges d'un quart d'heure afin de permettre aux investisseurs de reprendre leurs esprits.

Cygne noir - Sputnik France
Le coronavirus qualifié de «cygne noir» pour les marchés alors que le CAC 40 dévisse à nouveau
Cette troisième journée noire, après celles du 9et 12mars, intervient alors que différentes banques centrales ont entrepris d'agir afin de stopper l’hémorragie. La Banque centrale américaine (Fed) a surpris le 15 mars en abaissant brutalement son taux à 0%-0,25%. Une telle baisse n'avait plus été observée depuis décembre 2008 en pleine crise des «subprimes». Le Fed a également annoncé une injection de liquidité d'un montant de 700 milliards de dollars. Le 12 mars, la Banque centrale européenne (BCE) avait annoncé des mesures, notamment l’achat de 120 milliards d’euros de dettes publique et privée supplémentaires d’ici la fin de l’année par le biais de son programme d’assouplissement quantitatif ou «quantitative easing». L'institut basé à Francfort a également temporairement autorisé les banques à agir sans respecter les exigences de fonds propres et de liquidité en vigueur. La BCE va aussi rendre plus favorables les conditions du prochain programme de crédit aux banques afin de «soutenir les prêts à ceux le plus affectés par le coronavirus, particulièrement les petites et moyennes entreprises».

La Fed, la BCE ainsi que les banques centrales du Japon, du Royaume-Uni, du Canada et de la Suisse, ont également assoupli les conditions auxquelles elles s'échangent les devises entre elles. Le but est de pouvoir garantir un approvisionnement suffisant des marchés en dollars.

​D'après David Madden, «les banques centrales font de leur mieux pour calmer les marchés mais en réalité cela provoque l'effet opposé», car ces «mesures radicales ont envoyé des messages préoccupants aux investisseurs» qui du coup «délaissent aveuglément» les actions. Des années de politiques monétaires ultra-accommodantes suite la crise de 2008 ont grandement réduit les marges de manœuvres des banquiers centraux. Pour Jasper Lawler, analyste pour London Capital Group, «les marchés comprennent que la récession est presque garantie. Les autorités aident en injectant de l'argent mais ne peuvent la stopper».

Les dégâts pour l'économie pourraient être abyssaux. En Chine, deuxième économie de la planète, la production industrielle s'est contractée pour la première fois depuis 30 ans. Pour le moment, difficile de mesurer l'impact sur les pays occidentaux, mais les bouclages de frontières, les confinements et autres fermetures de magasins, bars-restaurants et casinos s'accumulent des deux côtés de l'Atlantique. Le 16 mars, Mario Centeno, président de l'Eurogroupe a eu des mots très forts:

«Le confinement forcé met nos économies dans une situation semblable à celle d'une guerre.»
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