Une infectiologue de l’hôpital Saint-Antoine évoque le futur de la pandémie en Île-de-France

© SputnikLa ville de Paris lors du confinement lié à Covid-19
La ville de Paris lors du confinement lié à Covid-19 - Sputnik France
Dans quatre à six semaines, le nombre de personnes infectées au nouveau coronavirus va diminuer en France, estime le chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Antoine à Paris.

Il est actuellement impossible de prédire avec exactitude le pic de l’épidémie de Covid-19 en Île-de-France, reconnaît le professeur Karine Lacombe, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, dans un entretien à Valeurs Actuelles.

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D’après elle, «la vague est arrivée» en Île-de-France, et le respect des mesures de confinement décrétées par les autorités est aujourd’hui essentiel. Or, l’effet du confinement ne serait visible que «dans 6-7 jours», souligne Mme Lacombe:

«On est confinés depuis six jours et le délai d’incubation de la maladie peut aller jusqu’à deux semaines. S’il y a un petit infléchissement, il faudra poursuivre le confinement car cela veut dire que cela marche, sinon il faudra le poursuivre et le durcir», a déclaré la professeure.

Dans quatre à six semaines, il y aura «beaucoup de personnes infectées, guéries et protégées qui feront barrière à la propagation du virus donc le nombre de personnes infectées va diminuer automatiquement», explique-t-elle.

La gestion du matériel «assez médiocre»

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Face à l’ampleur de l’épidémie, le professeur estime que le confinement doit être «beaucoup plus strict» et que «le confinement total devrait être proposé».

Dans le même temps, elle qualifie d’«assez médiocre» la gestion du matériel de protection «pour nos confrères de ville».

«Je ne comprends pas comment on n’a pas reconstitué la réserve de masques périmés […]. Mais à ce jour, plutôt que faire des procès d’intention, il faut faire face, rester unis et solidaires, éviter les querelles stériles. On fera les comptes après», conclut-elle.
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