Une élue LREM s’interroge «sur la confiance à apporter au gouvernement sur cette gestion de crise»

© REUTERS / GONZALO FUENTESDes médecins dans la région parisienne, le 26 mars 2020 (archive photo)
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Après avoir cosigné une pétition en faveur de la chloroquine qui a reçu le soutien d’une partie de la population française, la députée LREM du Bas-Rhin, Martine Wonner, a questionné la gestion de la pandémie, citant l’exemple du maintien des municipales et attaquant Sibeth Ndiaye qui «n’arrête pas de se prendre les pieds dans le tapis».

Soutenue par plus de 380.000 Français, la pétition lancée par l’ex-ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, et signée par plusieurs personnalités médicales, dont la députée LREM du Bas-Rhin Martine Wonner, exige que soient assouplies les possibilités de prescription de la chloroquine, traitement dont l'usage contre le coronavirus provoque de vifs débats. L’élue, médecin psychiatre de profession, a déclaré à L’Opinion qu’ils n’avaient reçu aucune réponse de la part des autorités.

Le collectif présentera mercredi un référé devant le Conseil d’État pour demander la suspension du décret du 26 mars qui limite «très clairement l’usage de l’hydroxychloroquine à des patients sous oxygène ou en réanimation».

Son avis sur la position du Pr Raoult

La députée a pris la défense du microbiologiste Didier Raoult qui crée actuellement la polémique. Il assure avoir trouvé un remède au Covid-19, l'hydroxychloroquine.

«Quand on lit les études internationales – la Chine a très largement communiqué sur son protocole, les communications dans le New England Journal of Medecine de l’équipe Raoult – on est complètement confortés. On a beau dire que le professeur Raoult est un hurluberlu, je ne suis absolument pas d’accord. L’IHU de Marseille a les reins solides», a-t-elle déclaré.

«Sémantique de la guerre» du Président

La députée a dit ne pas aimer «la sémantique de la guerre employée par le Président» mais, même si c’est le cas, elle dénonce la pratique d’envoyer les soignants en première ligne aussi peu protégés. En guise d’exemple, elle a cité le CHU de Strasbourg où «on reçoit des masques périmés».

«Je reçois d’innombrables mails ou messages de gens qui nous demandent quelle confiance on peut porter au gouvernement, d’autant que la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, n’arrête pas de se prendre les pieds dans le tapis. Peut-être le citoyen aurait-il préféré entendre dès le début que nous n’avions pas assez de masques et qu’on allait donner la priorité aux soignants et aux patients. Or, ce n’est pas ce qui a été fait. On a même demandé aux gens d’aller voter au premier tour des élections municipales… Tout cela questionne sur la confiance à apporter au gouvernement sur cette gestion de crise», a-t-elle conclu.

La pétition en question

La pétition, lancée vendredi par l'ex-ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy et baptisée «#NePerdonsPlusDeTemps», vise à élargir les traitements à l'hydroxychloroquine des infectés au Covid-19, en autorisant leur prescription sans attendre qu'ils atteignent un stade aggravé de la maladie.

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