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Ils réclament plus de masques pour soigner les résidents de leur Ehpad et sont mis à pied

© AP Photo / Paul SancyaInfirmière (image d'illustration)
Infirmière (image d'illustration) - Sputnik France
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Deux infirmiers d’un Ehpad de Toulouse ont été mis à pied fin mars. Ils avaient réclamé davantage de moyens pour se protéger du coronavirus, notamment des masques, après que plusieurs résidents de leur établissement ont montré des symptômes inquiétants.

Le 20 mars, deux soignants d’un Ehpad de Toulouse, un homme et une femme, ont remarqué des symptômes inquiétants chez cinq résidents. Ils en ont fait part à leur direction et ont réclamé plus de masques. Tous deux ont fait l’objet d’une mise à pied conservatoire.

L’homme s’est fait sortir de l’établissement par la police. «J'ai réclamé des moyens de protection pour protéger le personnel soignant et les résidents», a-t-il raconté, cité par RTL. «On lui a répondu que c'était absolument hors de question. Tant qu'il n'y avait pas de cas de Covid formellement déclarés au sein de l'Ehpad, les masques ne seraient pas utilisés», a précisé son avocat, Me Kemouche.

Masque de protection - Sputnik France
Les masques destinés aux Ehpad raflés par les États-Unis sur un tarmac chinois

L’autre soignante occupait son poste depuis trente ans et se trouve encore sous le choc de sa mise à pied du jour au lendemain. Elle avait pris conseil auprès du Samu pour faire cette demande. «Ils nous reprochent d’être allés à l’encontre des préconisations délivrées par le groupe, d’instiller la peur chez les soignants et les résidents», a-t-elle témoigné auprès de La Dépêche.

«Des faits graves», selon le gestionnaire

De son côté, la direction a évoqué un problème de ressources humaines. En effet, les deux soignants auraient affiché un comportement agressif qui aurait effrayé leurs collègues et les résidents, a indiqué RTL en ajoutant que l’affaire «se plaiderait sûrement devant les prud’hommes». Le gestionnaire de l’établissement, cité par La Dépêche, a justifié sa décision en invoquant «des faits graves».

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