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Quel impact les nuages de Tchernobyl qui sont passés au-dessus de la France ont-ils eu? - vidéo

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Une carte présentée par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire montre les nuages radioactifs de Tchernobyl qui ont passé une semaine au-dessus de la France. Un scientifique de l'IRSN contacté par l'AFP explique pourquoi il n'y a pour autant «aucun impact sanitaire».

L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a enregistré sur une carte interactive le passage des nuages légèrement radioactifs partis de la zone des feux de forêts près de Tchernobyl. Les fumées ont traversé une grande partie de l'Europe et ont passé environ une semaine au-dessus de la France.

Or, comme l'IRSN l’a constaté dans un communiqué, «l’impact résultant de l’inhalation de la radioactivité transportée par les masses dans l’air arrivant en France devrait être insignifiant».

Niveaux «infinitésimaux»

Comme le confirme le directeur adjoint de l'Environnement à l'IRSN Marc Glaizes, «une partie de la France» a été soumise à ces masses d'air, mais il n'y a «aucun enjeu sanitaire».

«Les niveaux sont infinitésimaux donc il n'y a aucun impact sanitaire. Là, on a eu quelques premières mesures des scientifiques allemands et autrichiens qui sont plus près de nous, et qui ont mesuré trois microBequerel/m3 [le Becquerel est l'unité de mesure de la désintégration d'un élément radioactif par seconde, ndlr], ça confirme les ordres de grandeur dans lesquels on est, qui sont très très bas, et sans impact sanitaire.»

«Les quantités arrivées en France sont très très faibles», poursuit-il. «Les masses d'air, quand elles se dispersent entre Tchernobyl et la France, sont forcément diluées».

Tandis qu'à l'époque de l'accident de Tchernobyl en 1986, les niveaux en France «se chiffraient en Bq/m3, donc là c'est un rapport d'un millionième», explique l'ingénieur, ajoutant qu'on est à la limite «de ce que savent détecter nos appareils».

La principale incertitude

La carte a documenté la dispersion des masses d’air sur une période comprise entre le 4 et le 20 avril sur la base des informations livrées par les autorités scientifiques ukrainiennes, ainsi qu'européennes. Dans les prochains jours, de nouvelles masses d'air pourraient atteindre la France, pointe l'AFP.

«La principale incertitude, ce n'est pas le point de départ parce qu'on sait où le feu a eu lieu, ce ne sont pas les modèles de dispersion ou la météo, c'est le terme source», voire la quantité des éléments radioactifs remis en suspension par les feux de forêts.

Pour la mesurer, l'IRSN effectue ses propres analyses à l'aide des stations contenant des aérosols sur filtre.
Le scientifique précise qu'«il faut plusieurs jours pour mesurer précisément la radioactivité» et «espère avoir des résultats en fin de semaine ou en début de semaine prochaine».

Le feu maîtrisé

Au total, plus de 400 secouristes et pompiers, trois avions et trois hélicoptères ont été mobilisés pour combattre les incendies déclenchés le 4 avril par un homme qui risque maintenant jusqu'à cinq ans de prison pour «destruction de la végétation».

Le 14 avril, l’incendie dans la zone d’exclusion de Tchernobyl a été maîtrisé mais il restait toujours des feux couvants.

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