L’Élysée n’exclut pas un reconfinement après le 11 mai

© SputnikParis désert à l'heure du confinement, 3 avril 2020
Paris désert à l'heure du confinement, 3 avril 2020 - Sputnik Afrique
Lors de sa conférence de presse du dimanche 19 avril, le Premier ministre s’est donné deux semaines pour présenter «dans tous ses détails» le plan de déconfinement. Cependant, le risque d’une deuxième vague épidémique oblige l’entourage d’Emmanuel Macron à envisager un éventuel reconfinement, affirme Le Figaro.

Alors que le scénario du retour à la normale se précise avec la reprise progressive des cours, les visites dans les Ehpad et la réouverture des cafés et restaurants, le plan détaillé ne sera présenté que dans deux semaines.

«Nous serons au rendez-vous», a promis Édouard Philippe lors de sa conférence de presse du 19 avril.

«Comme nous avons réussi le confinement ensemble, nous allons réussir ensemble le déconfinement», a-t-il assuré, prévenant que «notre vie à partir du 11 mai, ce ne sera pas la vie d’avant le confinement».

Risque d’une deuxième vague

Selon le Premier ministre, le retour à la vie d’avant ne sera pas «tout de suite, et probablement pas avant longtemps».

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Pourtant, l’exemple de certains pays comme la Chine et Singapour où une deuxième vague épidémique a été constatée semble obliger les autorités françaises à ne pas écarter la perspective d’un nouveau confinement.

Ne pas compromettre l’effort de confinement par un retour précipité

Selon Le Figaro, l’entourage d’Emmanuel Macron n’exclut pas de «resserrer la vis» par un éventuel reconfinement après le 11 mai.

«Tout doit être pensé, y compris les scénarios négatifs comme celui-là», a confié au journal un conseiller du chef de l’État.

Celui-ci a lui-même appelé, en marge de son déplacement dans le Finistère mercredi 22 avril, à la prudence et à ne pas «remettre en cause cet effort par un retour trop précipité ou une volonté de dire "tout ça est derrière nous"».

«La glace est fine et on n’a pas envie de faire des étapes en arrière», a-t-il détaillé.
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