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Des bracelets électroniques obligatoires en France pour les personnes positives au Covid-19?

© SputnikLa ville de Paris lors de la troisième journée de confinement, 19 mars 2020
La ville de Paris lors de la troisième journée de confinement, 19 mars 2020  - Sputnik France
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Un bracelet électronique pourrait être ajouté ou même remplacer l’application StopCovid que le gouvernement entend utiliser pour tracer les personnes positives au Covid-19 après le déconfinement. Une société toulousaine a offert ses services dans ce domaine, selon Les Échos.

Les malades contaminés par le coronavirus pourraient être équipés d’un bracelet électronique facilitant le traçage des personnes avec qui ils sont entrés en contact après le déconfinement, propose la société toulousaine Sigfox, opérateur d'un réseau bas débit pour les objets connectés, relatent Les Échos et RTL.

«L'idée est d'avoir un bracelet, ou un autre objet connecté, qui ne soit pas relié au smartphone et permettrait de connaître les personnes croisées par son porteur durant la journée et celles qui se sont rendues dans différents lieux», a indiqué le PDG de Sigfox, Ludovic Le Moan, cité par RTL.

Un tel bracelet permettrait surtout de retracer les interactions de nombreux malades qui ne possèdent pas de smartphone. Il pourrait enregistrer les rencontres avec d’autres bracelets connectés et prévenir, par exemple, que leurs porteurs se trouvent trop près l’un de l’autre ou qu’il y a trop de monde dans un même espace.

Son utilisation rendrait aussi plus facile la création de la liste des contacts d’une personne testée positive au Covid-19 dans les 14 jours précédant son diagnostic.

Ne pas fournir de données supplémentaires à Apple et Google

Selon M.Le Moan, l’objectif serait d’avoir un objet indépendant de Google et d’Apple qui ont déjà assez d’informations sur les déplacements et les préférences des utilisateurs de leurs produits.

Dans cette optique, un bracelet «indépendant du téléphone» serait plus sûr, puisqu’il cesserait de transmettre ses informations après avoir été ôté, alors que le smartphone resterait avec son propriétaire après la fin de la pandémie.

Le gouvernement étudie une application, mais prêt à examiner d’autres idées

Le ministre de la Santé, Olivier Véran et le secrétaire d'État au Numérique, Cédric O, ont confirmé mercredi 22 avril travailler sur une application mobile de «contact tracing», baptisée StopCovid, pour ralentir la propagation du virus, note Les Échos.

Dans le même temps, Cédric O a avoué étudier d’autres propositions faites par les industriels.

«Nous avons pleinement conscience que tout le monde ne possède pas de smartphone, des solutions alternatives sont à l'étude», a-t-il indiqué, cité par RTL.

Application et bracelet seront-ils facultatifs?

Le bracelet pourrait devenir un complément à l’application StopCovid. Mais son utilisation tout comme celle de l’application devrait rester facultative.

«L’objectif du gouvernement est que tout citoyen qui souhaite contribuer à casser les chaînes de transmission et de propagation du virus puisse le faire, librement, en toute sécurité et dans un cadre respectant sa vie privée», a affirmé Cédric O dont les propos ont été repris par Le Point.

Bracelets pour les malades atteints du Covid-19 à l’étranger

D’autres pays ont déjà essayé d’utiliser des bracelets électroniques pour endiguer la propagation du Covid-19.

Depuis la mi-mars, Hongkong impose le port d'un bracelet connecté à une application pour tous les étrangers pour contrôler le respect de la quarantaine.

La Corée du Sud impose depuis début avril le bracelet électronique «à toutes les personnes qui violent les règles de l'auto-isolement en allant dehors sans prévenir et en ne répondant pas aux appels téléphoniques», selon l'agence de presse Yonhap.

En Belgique, le port d'Anvers teste une version «coronavirus» du bracelet Romware Covid Radius de Rombit, qui permet d'émettre une alerte quand la distance entre des salariés est trop courte ou qu'il y a trop de monde dans un même local, rapporte Les Échos.

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