Votre inscription a été enregistrée avec succès!
Merci de cliquer sur le lien envoyé par courriel sur

Des maires d'Île-de-France disent à Macron leur refus de rouvrir les écoles le 11 mai

© AFP 2021 JOEL ROBINEUne écharpe tricolore posée sur le bureau d'un maire, image d'illustration
Une écharpe tricolore posée sur le bureau d'un maire, image d'illustration - Sputnik France
S'abonner
En dénonçant un déconfinement «à marche forcée», l'association des maires d'Île-de-France a écrit à Emmanuel Macron pour lui demander de repousser la réouverture des écoles à une date ultérieure au 11 mai pour que «l’État s’assure que toutes les conditions sanitaires soient réunies».

Dans la lettre ouverte publiée le 3 mai sur le site de La Tribune, des maires d’Ile-de-France appellent Emmanuel Macron à repousser la réouverture des écoles.

«La préparation du déconfinement se fait dans un calendrier à marche forcée, alors que nous n'avons pas encore toutes les informations pour préparer la population, et que les directives sont mouvantes», font valoir les 329 maires signataires de la lettre, parmi lesquels figure la maire PS de Paris Anne Hidalgo.

«Nous, maires d'Île-de-France, vous demandons solennellement de repousser la date de réouverture des écoles s'agissant des départements classés rouges et en particulier de l'Île-de-France à une date ultérieure au 11 mai, qui permettra l'application stricte d'un protocole sanitaire tout aussi strict qui commence à peine à être diffusé aux villes», écrivent les maires.

Elections en France (archives) - Sputnik France
Les élections municipales seraient reportées à l’automne
Les édiles demandent aussi au Président de la République «que l'État s'assure que toutes les conditions sanitaires soient réunies» et «de ne pas faire reposer sur les maires la responsabilité juridique, politique et morale de la réouverture des écoles», alors que des parlementaires envisagent des initiatives pour mieux protéger juridiquement les maires.

Ils le prient aussi «de demander à (son) gouvernement de prioriser clairement les enfants qui pourront/devront reprendre le chemin de l'école», que «des moyens financiers suffisants soient conférés aux communes pour» l'accueil périscolaire et «de faire en sorte que s'arrêtent des logiques administratives incompréhensibles en termes d'équipements du personnel éducatif».

Le calendrier «est, dans la plupart de nos communes, intenable et irréaliste», expliquent les édiles, cités par l'AFP.

«Nous apprenons, dix jours avant la date de réouverture des écoles, qu'il appartiendrait aux maires de décider de la réouverture des écoles, et aux parents de décider du retour vers le chemin des classes de leurs enfants», et «que nous ne saurons que le 7 mai, à la veille d'un week-end de trois jours précédant la rentrée annoncée, si nos départements sont officiellement classés en zone rouge», développent-ils. «Tout cela ne s'improvise pas du jour au lendemain».

Les maires d'Ile-de-France estiment également qu'ils ne comprennent «pas comment il est possible de concilier l'objectif de volontariat et de pallier les inégalités sociales et territoriales».

Fil d’actu
0
Les plus récents d'abordLes plus anciens d'abord
loader
EN DIRECT
Заголовок открываемого материала
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала