L'État aurait brûlé un million et demi de masques en pleine épidémie sans que leur conformité ait été vérifiée

© Photo Pixabay / 15734951Masque de protection (image d'illustration)
Masque de protection (image d'illustration) - Sputnik France
Le gouvernement n’a contrôlé un stock de 362 millions de masques chirurgicaux jugés comme «périmés» et voués à la destruction, qu’après qu’un million et demi d’entre eux avaient déjà été réduits en cendres, indique BFM TV. Cet état des lieux a posteriori a prouvé l’utilité d’en distribuer 85 millions au grand public.

362 millions de masques chirurgicaux d’un stock caché dans la Marne avaient été estimés comme périmés avant le début de l’épidémie, ils devaient alors être intégralement incinérés. Cependant, la décision de vérifier s’ils étaient encore utilisables a été prise par le gouvernement après qu’un million et demi d’unités avaient déjà brûlé, rapporte BFM TV.

Masques (image d'illustration) - Sputnik France
«Je donne trois jours à la grande distribution pour prouver qu'elle n'avait pas de stock secret de masques»
Fin mars, l’État a pris connaissance de ce stock se trouvant dans un entrepôt secret. Lancée depuis trois mois, soit en janvier 2020, la destruction des masques a été immédiatement arrêtée par le gouvernement pour officiellement contrôler l’état de ces moyens de protection, précise la chaîne de télévision.

Destinés au grand public

Le 20 avril, les résultats de l’expertise réalisée ont montré que 85 millions de ces masques étaient utilisables et pouvaient être distribués au grand public, même si leur état n’était pas suffisant pour être employés par les soignants.

Les 280 millions d’autres masques ont été déclarés complètement hors d’usage, «moisis» et «qui traînaient au fond d’un hangar», avait annoncé Olivier Véran début mai à l’Assemblée nationale, interrogé par le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti à ce sujet.

Comme un audit réalisé il y a quelques années avait conseillé de détruire ce stock, le ministère de la Santé affirme ne pas avoir été informé de son existence, considérant que ces masques chirurgicaux avaient déjà été détruits, souligne BFM TV.

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