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Les États-Unis ont-ils trouvé un nouveau moyen d'attaquer l'économie chinoise?

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De nouvelles règles d’introduction en bourse sont élaborées par la Nasdaq pour rendre plus difficile cette procédure à certaines entreprises en fonction de leur pays d’origine, notamment la Chine, affirme Reuters.

La bourse américaine Nasdaq se propose d’introduire de nouvelles restrictions en vue de compliquer l’introduction en bourse (IPO) à environ un tiers des entreprises chinoises qui souhaiteraient réaliser cette opération, selon des sources de Reuters.

Et, bien que la Nasdaq ne cite pas les sociétés chinoises concernées, cette décision est largement motivée par les inquiétudes sur le manque de transparence comptable de certains candidats chinois à l'introduction en bourse et des liens étroits avec des insiders puissants, ont indiqué les mêmes informateurs.

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Les nouvelles règles obligeraient les entreprises de certains pays, dont la Chine, à lever 25 millions de dollars lors de leur introduction en bourse ou au moins un quart de leur capitalisation boursière après cotation. C'est la première fois que la Nasdaq attribue une valeur minimale pour réaliser cette procédure. Si ces règles avaient été en vigueur plus tôt, sur 155 sociétés chinoises cotées à la Nasdaq depuis 2000, 40 introductions en bourse auraient échoué, d’après les chiffres de Refinitiv.

Or, les petites entreprises chinoises pratiquent l’introduction en bourse car celle-ci permet à leurs fondateurs et bailleurs de toucher des dollars auxquels elles n’ont pas toujours facilement accès en raison des contrôles des capitaux chinois, a précisé Reuters. En outre, elles profitent de leur statut coté à la Nasdaq pour convaincre les prêteurs en Chine de les financer et d'obtenir souvent des subventions des autorités locales.

La guerre commerciale continue

Un bras de fer économique oppose toujours la Chine aux États-Unis. Ainsi, le magazine Nikkei Asian Review a annoncé le 18 mai que la société chinoise Huawei Technologies ne pouvait plus passer de nouvelles commandes chez le producteur de puces taïwanais TSMC. En effet, usant de la clause d’extraterritorialité, Washington a interdit la vente de puces à Huawei par des entreprises étrangères utilisant des technologies américaines.

Quelques jours plus tôt, le journal Global Times a annoncé, se référant à une source proche du gouvernement chinois, que les autorités chinoises pourraient imposer des restrictions aux sociétés américaines Apple, Cisco et Qualcomm si les États-Unis bloquaient les fournitures de semi-conducteurs produits aux États-Unis et à l’étranger pour Huawei.

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