Près d’un quart des Français ne comptent pas se faire vacciner contre le Covid-19

© Sputnik . Ilya Pitalev / Aller dans la banque de photosUn médecin tient une séringue
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Alors que l’OMS n’exclut pas une seconde vague de Covid-19 qui a fait à ce jour plus de 300.000 morts de par le monde, les potentiels vaccins se dessinent comme une bouffée d’espoir. Or, comme le démontre une étude réalisée par le CNRS, près d’un quart des Français se montreraient réticents face à cette solution.

En dépit de la pandémie, les doutes face à la vaccination persistent. Près d’un Français sur quatre ne serait pas disposé à se faire vacciner contre le Covid-19, révèle une étude effectuée par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

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Des enquêtes hebdomadaires réalisées par le projet Coconel, financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR), ont ainsi démontré qu’«entre 20 et 25 % de la population ne comptent pas contre le nouveau coronavirus», indique Jeremy Ward, chercheur postdoctoral en sociologie.

«Le principal motif de cette réticence est l’idée que ce vaccin sera réalisé trop vite et risque par conséquent d’être peu sûr», écrit-il.

Or, souligne Ward, le taux de personnes s’étant montrées hésitantes est comparable à celui observé durant les études portant sur la vaccination en général et réalisées au cours de ces deux dernières années.

Facteur politique

«Les données de nos études révèlent en particulier l’importance du facteur politique dans ces réticences: celles-ci sont bien plus fortes chez les personnes se sentant proches des partis d’extrême gauche et d’extrême droite, ainsi que celles se déclarant sans orientation politique et s’étant abstenues lors de la précédente élection présidentielle», souligne Ward.

Toutefois, explique-t-il, cette politisation de la vaccination n’est pas propre à la France. Selon lui, des études américaines ont également démontré l’existence d’une relative polarisation politique.

«Les sympathisants républicains seraient ainsi plus réticents que les démocrates vis-à-vis de certaines vaccinations», indique-t-il.

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