Hollande reconnaît une «part de responsabilité dans la situation de l’hôpital»

© Sputnik . Sergei Guneev / Aller dans la banque de photosFrançois Hollande, ancien président français
François Hollande, ancien président français - Sputnik France
«Depuis des années on a contraint l’hôpital, et j’y ai pris ma part, je ne veux pas du tout m’exclure», a déclaré François Hollande sur France Inter, ajoutant qu'il avait «sa part de responsabilité aussi dans la situation de l’hôpital».

L’ancien Président de la République a reconnu lundi une «part de responsabilité dans la situation de l’hôpital», avec notamment un manque de «renouvellement» des masques, tout en critiquant l’absence de contrôles réguliers des stocks depuis 2017.

«J’ai ma part de responsabilité aussi dans la situation de l’hôpital» durant la crise du coronavirus, a déclaré François Hollande sur France Inter. «Depuis des années on a contraint l’hôpital, et j’y ai pris ma part, je ne veux pas du tout m’exclure», a-t-il ajouté, cité par l'AFP.

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Alors que s’ouvre lundi un «Ségur de la Santé», vaste concertation destinée à améliorer les conditions de travail du secteur, M.Hollande a rejeté l’hypothèse de la fin des 35 heures pour les soignants avancée par le ministre de la Santé: «Il faut mettre de la souplesse, de la négociation, mais de grâce ne supprimons pas ce qui est regardé comme un acquis social».

L’ancien Président socialiste a détaillé la situation des hôpitaux: «On a mis une suradministration, que le personnel rejette, un codage d’actes et la tarification qui les a obligés à remplir plus de papiers que de soigner».

«Il y a aussi la question des rémunérations», a-t-il convenu.

Baisse des stocks de masques

Interrogé sur la baisse des stocks de masques sous sa présidence, François Hollande explique: «Une décision a été prise en 2011 de ne pas centraliser le stockage des masques comme avant, et en 2013, l’administration a considéré qu’il fallait confirmer cette décision pour mettre les masques là où ils sont utilisés: collectivités, hôpitaux, entreprises».

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«Je pense que cette orientation fondée sur la proximité et l’efficacité était la bonne, mais ça supposait un contrôle du stockage des masques. Moi je l’ai fait trois fois», argue-t-il.

«Il y avait un peu moins d’un milliard de masques quand je suis arrivé et 740 millions quand je suis parti», poursuit-il. «Peut-être n’y a-t-il pas eu assez de renouvellement de masques périmés».

Mais «quand la crise sanitaire a démarré il n’y en avait plus que 140 ou 150 millions, ça veut dire que des masques ont été détruits», avance M.Hollande, estimant que «ce qui n’a pas été fait suffisamment depuis 2017, c’est une vérification régulière du stock de masques».

«Je souhaite une commission d’enquête. Est-ce qu’il faut pour autant chercher un bouc émissaire dans cette affaire» alors qu’«il y a un moyen de trouver la sanction» par «le vote», conclut celui qui a été Président de la République de 2012 à 2017.

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