Face aux tensions à Hong Kong, le gouvernement US vend ses propriétés dans un quartier de luxe, selon Bloomberg

Alors que les tensions continuent d’augmenter entre les États-Unis et Pékin en lien avec la nouvelle loi chinoise sur la sécurité nationale à Hong Kong, le gouvernement américain a décidé de vendre une série d’immeubles dans l’un des quartiers les plus chics de cette région, rapporte l’agence Bloomberg.

Le gouvernement américain a décidé de vendre ses propriétés situées dans l'un des quartiers les plus chers de Hong Kong, relate l’agence Bloomberg. 

Cette décision intervient dans le contexte de l’aggravation des relations sino-américaines, alimentée par une loi de Pékin sur la sécurité nationale à Hong Kong qui a engendré de nouvelles manifestation dans cette région. 

«Le Bureau d’exploitation des bâtiments à l’étranger du Département d'État examine régulièrement les biens immobiliers du gouvernement américain à l'étranger dans le cadre de son programme de réinvestissement mondial», a fait savoir un représentant du Département dans un e-mail, cité par Bloomberg.

Biens évalués à près de 1,6 milliard d’euros

Les propriétés en question consistent en plusieurs demeures situées à Shouson Hill, au sud de la ville, et sont évaluées à 10 milliards de dollars de Hong Kong (près de 1,6 milliard d’euros), selon le site d'information HK01, qui avait initialement annoncé la vente.

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Certains magnats locaux possèdent des propriétés dans ce quartier.

Le Département d'État investit également dans l'amélioration d'autres actifs appartenant au gouvernement américain à Hong Kong, y compris l'immeuble du consulat général des États-Unis, indique la source citée par Bloomberg.
Le gouvernement américain a acheté les propriétés en question en 1948, selon les archives déposées au Land Registry.

Manifestations à la suite de la nouvelle loi élaborée par Pékin 

L'Assemblée nationale populaire de Chine a adopté une résolution sur l'élaboration d'un projet de loi sur la sécurité à Hong Kong, qui pourrait être adoptée dès août 2020. 

Pékin pourrait se servir de cela pour renforcer son contrôle sur la région, car la loi prévoit une interdiction formelle d'activités séparatistes. Donald Trump a annoncé une réponse «puissante» à la Chine en cas d'adoption, mais celle-ce a refusé de tenir compte de ces menaces.

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Selon l'administration américaine, Hong Kong a perdu son statut autonome et Pékin enfreindrait les normes de la déclaration britanno-chinoise de 1997, lesquelles promettent à Hong Kong une large autonomie pendant 50 ans. Grâce à ce statut, la région a établi des relations particulières avec les États-Unis. Les partisans du projet de loi affirment que cette dernière protégera l’État chinois contre le terrorisme et l'ingérence étrangère.

Le débat sur le projet de loi, ainsi que celui sur l’hymne national chinois, s'est accompagné de manifestations de centaines d’opposants. La police de Hong Kong a interpellé 360 participants aux manifestations non autorisées pour trouble à l'ordre public.

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