Le côté obscur de la face cachée de la Lune mis en lumière par des astronomes

De nouvelles données reçues par des scientifiques décrivent la dichotomie entre la face visible et celle cachée de la Lune. Elles aident les astronomes à percer le mystère du côté obscur du satellite naturel de la Terre qu’ils lient à la répartition asymétrique de certaines substances et éléments radioactifs, fait savoir la revue Nature Geoscience.

La face cachée de la Lune est différente de celle qui est observable depuis la Terre et des scientifiques ont percé le mystère de cette face cachée, selon la revue Nature Geoscience.

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Auparavant, les astronomes suggéraient que le côté obscur de la face cachée de la Lune n'était pas très différent du visible, mais de nouvelles données indiquent que ce n'est pas le cas.

Selon le rapport d’une équipe internationale de scientifiques, le mystère du satellite naturel de la Terre consiste en sa répartition asymétrique des substances du groupe KREEP à la surface du corps céleste. L'abréviation KREEP regroupe les roches enrichies en potassium et les éléments du groupe REE (le cérium, l'erbium, l'europium et autres) ainsi que le phosphore (P).

Les éléments radioactifs

La chaleur de la désintégration radioactive des éléments KREEP permettait de fondre des roches sur la Lune, en conséquence de cela à la surface du satellite apparaissaient des cratères profonds. Ces éléments ont été répartis de manière inégale, ce qui fait que les cratères dominent le côté clair de la Lune, et sont beaucoup moins nombreux sur le côté obscur.

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De plus, les chercheurs ont estimé qu'il n'y avait guère de «mers» sur la face cachée de la Lune, en raison des caractéristiques de la formation du corps céleste. En particulier, seulement 1% de la surface du côté obscur était recouverte de soi-disant mers lunaires, tandis que des «mers» occupaient jusqu'à 31% de la surface visible.

Les scientifiques ont conclu que les éléments radioactifs tels que l'uranium et le thorium dominaient le côté illuminé de la Lune, et qu'ils ne se trouvaient guère sur la face cachée du corps céleste.

«Comprendre l'origine des objets locaux de la Lune aidera à expliquer les détails de la formation d'un satellite naturel et les conditions de vie sur Terre pendant ce processus», conclut l'étude.
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