Sanctions de Londres contre 25 Russes: Moscou «se réserve le droit d’entamer des démarches en réponse»

Les nouvelles sanctions annoncées par Londres contre de nombreux responsables russes ne visent «qu’à faire effet auprès du public» et «seront loin de contribuer à l’amélioration des relations russo-britanniques», a déclaré l’ambassade de Russie dans le pays.

Moscou a annoncé qu’il pourrait prendre des mesures en réaction aux sanctions décrétées par le Royaume-Uni contre des citoyens russes, a indiqué l’ambassade de Russie à Londres.

«La Russie se réserve le droit d’entamer des démarches en réponse à la décision inamicale du Royaume-Uni», a-t-elle déclaré.

Les diplomates font remarquer que la décision d’introduire de nouvelles sanctions dans le cadre de l’affaire Magnitski «s’inscrit dans le droit fil de l’idée proclamée par Londres du Royaume-Uni "leader mondial" de la politique de pression, au moyen de sanctions, sur des pays souverains».

«Toutes les réponses sur les circonstances de la mort de Sergueï Magnitski ont été données depuis longtemps. La décision actuelle ne vise qu’à faire effet auprès du public.»

Il est à noter que même au Royaume-Uni, les experts sont de plus en plus enclins à estimer que les sanctions sont inefficaces du point de vue des objectifs annoncés et ne font que nuire aux rapports bilatéraux avec les pays qu’elles ciblent.

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«C’est le cas des sanctions proclamées aujourd’hui, qui seront loin de contribuer à l’amélioration des relations russo-britanniques», a poursuivi l’ambassade.

Des sanctions «pour motifs politiques»

Les diplomates ont dit être particulièrement indignés par la présence sur la liste des sanctions de responsables du Parquet général et du Comité d’enquête de Russie.

«Il est intolérable qu’ils puissent se retrouver, dans leurs activités quotidiennes, sous le coup d’éventuelles sanctions pouvant être introduites par un pays étranger pour motifs politiques», se sont-ils scandalisés.

Le ministère britannique des Affaires étrangères a annoncé ce 6 juillet décréter des sanctions contre Alexandre Bastrykine, dirigeant du Comité d’enquête de Russie, et 24 autres Russes accusés par Londres de violer les droits de l’Homme dans le cadre de «l’affaire Magnitski».

Sergueï Magnitski était avocat au sein d'un cabinet juridique américain qui fournissait des conseils au fonds d'investissement britannique Hermitage Capital. Arrêté en 2008 pour fraude fiscale, il est décédé en détention provisoire dans une prison de Moscou en novembre 2009. Sa mort a eu un fort retentissement en Russie et dans le reste du monde.

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