Le nouveau défenseur des Droits réfute l’expression «violences policières»

© SputnikRassemblement contre les violences policières sur l’esplanade du Champ-de-Mars
Rassemblement contre les violences policières sur l’esplanade du Champ-de-Mars  - Sputnik France
Le défenseur des Droits a déclaré sur France Inter ne pas apprécier l’usage de l’expression «violences policières», trop généralisante. Admettant certaines dérives, il a appelé à un travail de formation des policiers. Des propos qui ont fait réagir.

Fraîchement nommée au poste de défenseur des Droits, Claire Hédon a donné son avis sur l’emploi des termes «violences policières» au micro de France Inter. Elle a confié ne pas apprécier l’expression, qui fait selon elle peser un soupçon sur l’ensemble de la profession.

«Il y a un vrai problème, chez certains, de violences. Mais j’ n’aime pas beaucoup ce terme-là. Je n’aime pas le terme général qui voudrait accuser l’ensemble de la police», a déclaré le défenseur des Droits sur France Inter.

Claire Hédon s’est également refusée à commenter les différentes affaires en cours, mettant en cause l’usage de la force policière.

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 Elle a cependant insisté sur l’importance de la formation pour les forces de l’ordre. La haut fonctionnaire a également souligné que le rôle du défenseur des Droits consistait à rappeler la déontologie et à écouter les suggestions des professionnels sur le terrain.

«Il y a tout un travail de formation des forces de sécurité à faire, de réflexion au sein même de la police, pour justement changer certains pratiques, empêcher les dérapages […] Nous, on est là pour dire le droit, quelle est la déontologie, ce qu’on ne peut pas faire, mais aussi [pour] entendre la façon dont ça peut être perçu au sein de la police et comment on peut la faire bouger, cette police»,a-t-elle expliqué au micro de France Inter.

Des propos qui font réagir

Ces propos n’ont pas fait l’unanimité et plusieurs personnalités politiques ou de la société civile ont marqué leur désaccord. Sur Twitter, le député LFI Bastien Lachaud a ainsi parlé d’un «ahurissant déni à l’égard des victimes», affirmant déjà regretter Jacques Toubon, prédécesseur de Claire Hédon à ce poste.

Arié Alimi, avocat de la famille d’Éric Chouviat, a également déclaré sur Twitter que le défenseur des Droits trahissait les victimes et la charge qui lui était confiée.

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