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Une «fourmi de l’enfer» fossilisée en plein carnage dans un morceau d’ambre

CC0 / pixabay / fourmi
fourmi - Sputnik France
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Une «fourmi de l’enfer» a été découverte dans un morceau d’ambre de 99 millions d’années. On peut y voir l’animal préhistorique en train d’attaquer une proie. Le mystère autour de cet insecte disparu intrigue les scientifiques.

Une scène de prédation datant de 99 millions d’années a été figée dans un morceau d’ambre, rapporte le New Jersey Institute of Technology dans un communiqué.

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 On peut y voir une «fourmi de l’enfer» (ou Haidomyrmecini), une espèce préhistorique, en train d’attaquer un lointain parent du cafard.

La fourmi referme ses mandibules en forme de faux sur sa proie, dans un mouvement vertical.

Cette découverte renseigne sur le mode d’alimentation de cet insecte préhistorique, et met en évidence les différences avec sa cousine des temps modernes, affirment les scientifiques. Les fourmis, de nos jours, sont notamment connues pour bouger leurs mandibules latéralement.

«Le comportement fossilisé est extrêmement rare, la prédation en particulier […] Nous spéculons sur la fonction des adaptations anciennes en utilisant les données disponibles, mais voir un prédateur éteint, figé au moment de la capture de sa proie est inestimable», explique dans le communiqué Phillip Barden, auteur principal de l’étude.

Mystère sur sa disparition

Le morceau d’ambre emprisonnant la scène a été retrouvée au Myanmar et date de 99 millions d’années, mais les scientifiques soupçonnent la «fourmi de l’enfer» d’avoir disparu il y a 65 millions d’années, durant une période de changements écologiques.

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Les véritables raisons de cette extinction intriguent les scientifiques, alors que d’autres sous-espèces ont survécu pour mener jusqu’aux spécimens connus de nos jours. L’équipe en charge des recherches sur le morceau d’ambre espère trouver d’autres gisements, pour comprendre comment ces phénomènes d’extinctions affectent les différents groupes de fourmis.

«Plus de 99% de toutes les espèces ayant jamais vécu ont fini par s’éteindre. Alors que notre planète subit sa sixième extinction de masse, il est important que nous travaillions à comprendre la diversité des espèces disparues et ce qui permet à certaines lignées de persister tandis que d'autres disparaissent», conclut Phillip Barden dans le communiqué.

L’étude, publiée dans la revue Current Biology, est l’œuvre de chercheurs du New Jersey Institute of Technology, de l'Académie Chinoise des Sciences et de l'université de Rennes.                                    

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