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Pourquoi le coronavirus pourrait ne jamais disparaître

© Sputnik . Service de presse du groupe AFK Sistema / Aller dans la banque de photosProduction d'un vaccin contre le Covid-19 à l'usine pharmaceutique Binnopharm, dans la région de Moscou (archive photo)
Production d'un vaccin contre le Covid-19 à l'usine pharmaceutique Binnopharm, dans la région de Moscou (archive photo) - Sputnik France
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Alors que la course aux vaccins anti-Covid bat son plein, un chercheur au CNRS explique aux Échos pourquoi il n'existe pas de solution miracle. Selon lui, il est impossible de faire disparaître totalement une maladie infectieuse.

La mise au point d'un vaccin pourrait ne pas régler le problème du coronavirus. À en croire le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, «il n'y a pas de panacée et il n'y en aura peut-être jamais».

Le chercheur au CNRS François Renaud lui fait écho, mais se veut optimiste.

«Il est impossible de faire disparaître totalement une maladie infectieuse», affirme le spécialiste des maladies infectieuses François Renaud dans les colonnes des Échos.

Bien que la variole ait été déclarée éradiquée en 1980, aucune autre maladie infectieuse ne l'a été, que ce soit la grippe ou la rougeole qui existent depuis des millénaires, rappelle-t-il.

«Il faut vivre avec le virus et le contenir», explique-t-il.

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Pour l'heure, les moyens d'y parvenir sont les gestes barrières et la distanciation sociale. Dans le futur, d'autres moyens pourraient voir le jour, sans pour autant éradiquer la pandémie.

Impact des mutations du virus sur le vaccin

Le chercheur estime cependant que le vaccin n'est pas une solution miracle étant donnée la capacité du virus à muter:

«Les vaccins sont loin d'être tous parfaits, pour la grippe par exemple chaque année on a un vaccin, et chaque année des gens décèdent de la grippe.»

Il souligne que plus le virus mute, moins le vaccin est efficace. Tout dépendra donc de la capacité des systèmes de santé à adapter leur réponse, années après années.

«C'est une course à l'armement», tranche-t-il.

Des raisons d'être optimiste

Dans le cas du Covid-19, le chercheur au CNRS relève tout de même des éléments rassurants.

«Le nouveau coronavirus est un virus monocaténaire, cela signifie qu'il est composé d'un seul brin d'ARN, là où celui de la grippe en compte huit», expose-t-il.

Ainsi, les mutations du nouveau coronavirus pourraient être moins diversifiées que celles observées chez le virus de la grippe.

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François Renaud dissipe en outre les espoirs liés à l'immunité collective au coronavirus sur laquelle «nous ne savons rien, ou trop peu».

Sombre perspective d'une immunité collective

Pour que cette immunité collective soit atteinte, il faut qu'une majorité de la population développe naturellement une résistance immunitaire et que celle-ci soit en plus étayée par une vaccination possible. Seulement, il n'existe pour le moment pas de vaccin et «pour les individus qui ont déjà contracté la maladie nous ignorons encore la couverture réelle que nous avons ni la durabilité de l'immunité», poursuit le chercheur.

Les Échos rappellent à ce propos que le 13 mai l'Institut Pasteur a indiqué que seule 4,4% de la population aurait été touchée par le Covid-19, soit bien moins que les 60% nécessaires pour atteindre l'immunité collective.

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