Moscou dénonce une «campagne d’information» occidentale en lien avec Navalny

© Sputnik . Ministère russe des Affaires étrangèresMaria Zakharova
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En Occident, la situation concernant Alexeï Navalny n’est commentée que par des hommes politiques, alors que les médecins et les forces de l’ordre gardent le silence. Ceci relève d’une campagne d’information classique, estime Maria Zakharova, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

S’exprimant le 2 septembre sur la chaîne Rossiya 1 quant aux informations de Berlin sur l’«empoisonnement» à l’agent de type Novitchok de l’opposant russe Alexeï Navalny, Maria Zakharova a pointé l’absence de commentaires de la part des forces de l’ordre et des médecins occidentaux.

Elle s’est demandée de quel établissement médical en particulier venaient ces conclusions:

«Les représentants des forces de l'ordre en parlent-ils? Non. Il s'avère que ni les médecins ni les représentants des forces de l'ordre n'ont rien à voir avec ce problème. Ils n'assument pas la responsabilité de s’exprimer et d’en discuter, ce ne sont que des politiques qui en parlent», a déclaré Mme Zakharova.

Selon celle-ci, ces discours sont généraux:

«Ils ne relèvent pas de juridiction. Ce sont des déclarations politiques. Toute déclaration politique basée sur les faits doit être basée sur quelque chose. Mais elles sont toutes générales. Elles créent un arrière-plan. C’est une campagne d'information classique».

Hospitalisation de Navalny

Alexeï Navalny a été hospitalisé le 20 août à Omsk, en Sibérie, suite à un malaise qu’il avait fait à bord d’un avion le transportant à Moscou et qui avait dû atterrir en urgence.

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Suite aux déclarations sur l’empoisonnement de Navalny au Novitchok les réactions s’enchaînent

Selon les premières analyses faites par les médecins à Omsk, des troubles métaboliques ont provoqué une forte hypoglycémie. Ils ont par la suite déclaré qu’aucun poison n'avait été détecté dans son sang et son urine. Dans le coma depuis le 20 août, l'opposant a été transféré à l’hôpital de la Charité de Berlin.

Le 2 septembre, le gouvernement allemand a déclaré qu’il avait été empoisonné par un agent toxique de type Novitchok.

La partie russe a réagi en soulignant que personne jusqu’à présent ne lui en avait fourni la moindre preuve. 

Moscou a attiré l’attention sur le fait que la lettre de médecins russes demandant aux spécialistes allemands d’expliquer les conclusions sur l'empoisonnement d’Alexeï Navalny restait sans réponse. Pour sa part, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a précisé que Moscou était prêt à coopérer avec Berlin.

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