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Des militants d’Extinction Rebellion squattent un bâtiment historique en Seine-et-Marne, les habitants se révoltent

© Sputnikdes militants du groupe Extinction Rebellion
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Des militants du mouvement Extinction Rebellion occupent depuis le 17 septembre la Bourse d’affrètement, bâtiment construit au XVIIIe siècle, provoquant l’ire des habitants de Saint-Mammès, relate Le Parisien. Alors que la police ne peut les déloger, le maire craint que la situation ne dégénère.

Les habitants et bateliers de Saint-Mammès, en Seine-et-Marne, luttent pour forcer l’expulsion des militants du mouvement écologiste Extinction Rebellion, rapporte Le Parisien. Ces derniers occupent depuis le 17 septembre la Bourse d’affrètement, bâtiment construit au XVIIIe siècle ayant servi à l’administration du transport fluvial.

Si les forces de l’ordre sont venues constater l’occupation, elles ne peuvent pas déloger les squatteurs.

«Le délai de flagrance de 48 heures étant échu, il appartient au propriétaire de saisir la juridiction compétente en référé en vue d'obtenir une ordonnance d'expulsion», explique la préfecture de Seine-et-Marne.

Lundi et mardi, une trentaine d’habitants en colère se sont rassemblés devant l’édifice historique afin d’expulser les jeunes.

«Ces squatteurs sont tombés sur un village de Gaulois! Nous sommes outrés et nous avons décidé que cela n'allait pas durer», avertit auprès du Parisien Pascal Malbrunot, conseiller municipal délégué à la batellerie.

«On ne sait pas si la force publique va les sortir en premier ou bien si ce sera la force populaire», ajoute-t-il.

Projet de réhabilitation retardé

Inoccupé depuis 2014, le bâtiment faisait l’objet d’un projet de réhabilitation. «Un lieu économique, un centre culturel, un musée batelier, un lieu d’étape pour les cyclistes», détaille Mehdi Azzam, un Mammesien qui a pris part au projet.

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Le maire Joël Surier est quant à lui particulièrement inquiet de la tournure que pourraient prendre les événements. «Je suis très ennuyé car cela retarde notre projet. Je suis surtout préoccupé par la sécurité, car j'ai peur que cela dégénère pour les jeunes», confie-t-il au Parisien.

«Nous sommes de bonne volonté»

S’ils sont bien au courant des procédures d’expulsion qui jouent en leur faveur, les militants interrogés par le quotidien assurent qu’ils ignoraient tout du projet de la mairie. Ils souhaitent squatter la bâtisse au moins jusqu’au printemps, dans le but d’en faire une «Maison de l’écologie et des résistances». Le nom ne plaît pas aux habitants.

«Nous sommes dans l'optique de réhabiliter le patrimoine bénévolement et de l'ouvrir aux associations. Nous sommes de bonne volonté, nous avons commencé à nettoyer les lieux», assure l’un des jeunes.

L’une de ses acolytes évoque même une situation «gagnant-gagnant», promettant de ne rien dégrader de ce lieu si cher aux bateliers. «On va accélérer les choses en assainissant l’espace», explique-t-elle.

Malgré ces promesses de bonnes intentions, le propriétaire des lieux, Voies navigables de France (VNF), a indiqué lundi avoir déposé plainte afin de déclencher la procédure d’expulsion des squatteurs. Une fois la décision prise au tribunal, les occupants en seront notifiés par huissier et devront quitter les lieux, explique Le Parisien. En cas de refus, les forces de l’ordre pourront être mobilisées par l’huissier ou la mairie afin de faire exécuter la décision de justice.

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