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Attaque à Paris: le principal suspect «assume son acte» et évoque la republication des caricatures par Charlie Hebdo 

© AFP 2021 ALAIN JOCARDSituation à Paris suite à l'attaque à l'arme blanche survenue le 25 septembre
Situation à Paris suite à l'attaque à l'arme blanche survenue le 25 septembre - Sputnik France
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Le principal suspect de l’attaque qui a eu lieu vendredi dans le 11e arrondissement de Paris -un jeune homme né au Pakistan- a «assumé» son acte, évoquant notamment la republication des caricatures de Mahomet dans les pages de Charlie Hebdo. Pour rappel, l’attaque a eu lieu près des anciens locaux de l’hebdomadaire satirique. 

Au lendemain de l'attaque au hachoir qui a fait deux blessés vendredi à Paris devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, le principal suspect a «assumé son acte» samedi en garde à vue devant les enquêteurs antiterroristes, selon plusieurs sources proches de l'enquête.

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En plein procès de l'attentat meurtrier qui a visé l'hebdomadaire satirique en janvier 2015, cet homme qui se présente comme né au Pakistan et âgé de 18 ans «assume son acte qu'il situe dans le contexte de la republication des caricatures [de Charlie Hebdo, ndlr] qu'il n'a pas supportée», précise l'une de ces sources.

Sa garde à vue, entamée vendredi à la mi-journée après son arrestation près de la place de la Bastille, a été prolongée de 24 heures, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

Attaque au hachoir dans le 11e 

Dans l'enquête ouverte par le parquet national antiterroriste (Pnat) pour «tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste» et confiée à la brigade criminelle et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la garde à vue peut durer jusqu'à 96 heures.

Qualifié d'«auteur principal» par le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard, il est soupçonné de s'en être pris vendredi en fin de matinée à deux salariés de l'agence de presse Premières Lignes, en pause cigarette devant leur immeuble situé au 10, rue Nicolas Appert (11e arrondissement).

C'est le même immeuble qui abritait autrefois les locaux de Charlie Hebdo. Les employés de la société de production avaient déjà été les témoins impuissants de l'attaque de janvier 2015.

«Cela s'est passé vers 11h45. Un homme est arrivé et a attaqué avec un hachoir deux salariés qui fumaient devant l'immeuble, un homme et une femme», a déclaré à l'AFP Paul Moreira, fondateur et co-dirigeant de Premières Lignes. «L'homme et la femme ont été tous les deux très gravement blessés», a-t-il ajouté.

«Manifestement c'est un acte de terrorisme islamiste», a estimé sur France 2 le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, déplorant «une nouvelle attaque sanglante contre notre pays».

Déprès lui, le principal suspect avait déjà été arrêté en juin en possession d'une arme blanche, «un tournevis». Il était arrivé en France encore mineur, il y a trois ans.
Pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance du Val-d'Oise, il ne présentait «aucun signe de radicalisation» jusqu'à sa majorité, en août dernier, a assuré le conseil départemental.

Levée de garde à vue pour le deuxième interpellé 

Peu après l'attaque, un Algérien de 33 ans a également été interpellé près des lieux et placé en garde à vue, une mesure levée à 23h30 vendredi, selon une source judiciaire.

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Une source proche du dossier explique que son récit, qui «consiste à dire qu'il a été témoin, a poursuivi l'auteur et a ensuite été menacé, a été corroboré par l'enquête». Sur Twitter, son avocate Me Lucie Simon a évoqué un «jeune homme héroïque qui a tenté d'arrêter l'assaillant».

Deux domiciles présumés du principal suspect, présenté comme «itinérant» de sources concordantes, ont été perquisitionnés vendredi, un hôtel social situé à Cergy (Val-d'Oise) et un deux-pièces à Pantin (Seine-Saint-Denis) meublé de plusieurs lits superposés.

«C'est quelqu'un de très poli. Je le voyais souvent assis sur le palier avec son téléphone. Il m'aidait à porter mes courses», a raconté à l'AFP Josiane, une voisine.

Cinq hommes qui se trouvaient dans ce dernier domicile présumé ont été placés en garde à vue vendredi après-midi et un sixième vendredi dans la soirée, un «ancien colocataire du principal suspect quand il résidait dans l'hôtel social» à Cergy, ce qui portait à sept le nombre de gardes à vue samedi matin.

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