«Comme une répétition»: un ancien de Charlie Hebdo commente l’attaque de Paris

© AFP 2022 ALAIN JOCARDConséquences de l'attaque à l'arme blanche à Paris ce 25 septembre
Conséquences de l'attaque à l'arme blanche à Paris ce 25 septembre - Sputnik Afrique
Invité sur BFM TV, l’ancien collaborateur de Charlie Hebdo Patrick Pelloux a confié éprouver un sentiment de répétition, après l’attaque à l’arme blanche de Paris. Le médecin urgentiste a rappelé que la France n’en avait pas fini avec le terrorisme et s’est étonné que les anciens locaux de Charlie Hebdo aient pu être laissés sans surveillance.

Sur BFM TV, l’urgentiste et ancienne plume de Charlie Hebdo Patrick Pelloux a réagi à l’attaque au hachoir qui a eu lieu à Paris. 

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Premières images depuis les lieux de l'attaque près des ex-locaux de Charlie Hebdo
Le médecin dit y voir «comme une répétition», après les attentats de 2015 qui avaient ciblé l’hebdomadaire satirique.

Alors que se tient justement le procès des djihadistes ayant agi en 2015, Patrick Pelloux a rappelé que la France était toujours en «guerre» contre le terrorisme. Il a appelé à «prendre au sérieux» cette menace, en donnant notamment plus de moyens aux services de renseignements.

«C’est comme une répétition […] On a l’impression que ça recommence. C’est une vraie guerre. On l’a peut-être oublié parce que ça fait maintenant six mois qu’on ne parle que de la Covid-19. Mais il y a une vraie guerre qui se joue. Ils [les assaillants, ndlr] ont une hargne, une violence contre ce que nous sommes, contre notre société, la République [...] il faut vraiment le prendre très au sérieux», a-t-il déclaré sur BFM TV.

Une rue pas assez sécurisée?

Faisant écho aux propos de Gérald Darmanin, pour qui la menace a été «sous-évaluée» dans le secteur de l’attaque, Patrick Pelloux s’est étonné que les anciens locaux de Charlie Hebdo n’aient pas été gardés de plus près.

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S’il admet que les forces de l’ordre ne peuvent pas surveiller «tous les lieux de Paris où il y a eu un attentat», le médecin affirme qu’une «attention particulière» aurait dû être accordé à l’ancien siège du journal satirique et à ses alentours.

Patrick Pelloux a enfin tenu à saluer la réactivité des secours après l’attaque, notamment les Samu et les pompiers de Paris, qui s’entraînent en prévision de ce genre d’évènements.

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